France : Plusieurs manifestants africains se signalent au sommet de Pau

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Le sommet de « la clarification » entre le chef de l’Etat français et les présidents de pays du G5 Sahel se tient à Pau, France, depuis ce lundi 13 janvier 2020  après un premier report le 11 décembre 2019 en raison de l’attaque d’Inates au Niger. Pendant ce temps dans cette même ville, des dizaines de manifestants se sont rassemblés pour dénoncer la présence militaire française en Afrique.

L’Élysée face au discours antifrançais de plus en plus strident au Mali et au Burkina Faso veut saisir ce rendez-vous pour tirer les positions au clair.  « J’attends d’eux qu’ils clarifient et formalisent leur demande à l’égard de la France et de la communauté internationale. Souhaitent-ils notre présence ? Ont-ils besoin de nous ? Je veux des réponses claires et assumées sur ces questions », avait formulé d’un ton ferme Emmanuel Macron à l’endroit des présidents des pays du G5 Sahel.

La journée de ce 13 janvier se déroulera en trois étapes. Une cérémonie d’hommage aux sept soldats français du 5e régiment d’hélicoptères de combat (RHC) de Pau tués le 25 novembre au Mali dans un accident d’hélicoptères a eu lieu. Une occasion pour les six chefs d’État, rassemblés sur la base du régiment, de déposer tous ensemble une gerbe en mémoire de ces militaires disparus.

Le clou de cette rencontre est censé se tenir à huis clos entre les six chefs d’Etat avant que la réunion ne soit élargie aux ministres des Affaires étrangères et de la Défense, aux chefs d’état-major des armées et aux chefs des services de renseignement des différents pays. La rencontre sera soldée par une conférence de presse commune.

Des manifestations anti-françafrique à Pau

Dehors dans les rues de Pau, l’ambiance reste tout aussi surchauffée avec la présence de plusieurs dizaines de manifestants rassemblés pour dénoncer la présence militaire française en Afrique. « A bas, à bas, à bas la Françafrique ! » scandent ces Africains de la diaspora qui entendent exprimer leur indignation à ce sommet.

« L’ingérence occidentale, nous n’en voulons plus. Que les Français nous laissent tranquilles. On n’en veut plus !», s’est exprimée une manifestante. « Le pauvre est venu, le pauvre est là pour clarifier sa position. Le pauvre demande le départ des forces françaises du Niger, du Tchad, du Mali, du Burkina … car depuis 2013, les forces françaises ne sont pas arrivées à éradiquer les groupes djihadistes dans ces pays-là ! », a tranché un autre.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : RFI

Photo : RFI

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