G5 Sahel : Les conclusions de “la clarification” de Pau

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Le sommet de Pau sur la présence de l’armée française au Sahel a eu lieu à Pau ce 13 janvier 2019. Les présidents du G5 Sahel et le Chef d’Etat français ont convenu d’un nouveau départ dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Un premier point devait être clarifié à Pau. Les Chefs d’Etat africains veulent-ils toujours de la présence de la force Barkhane au Sahel ? « Les Chefs d’Etat ont souhaité la poursuite de l’engagement de l’opération Barkhane au Sahel », a répondu le président Emmanuel Macron. Le président en exercice du G5 Sahel, Roch Marc Christian Kaboré, n’a pas tenu un discours différent. Du reste, 220 soldats français seront envoyés au Sahel pour renforcer la force Barkhane, a informé le président français.

Le président burkinabè, au cours de la conférence de presse qui a sanctionné le sommet, a relevé que malgré le déploiement de la force Barkhane, entre autres, « les résultats sont en deçà de nos attentes ». Et il a relevé l’importance de rediscuter de la méthode et de la « nécessité de coordonner l’ensemble des actions ». 

Les six Chefs d’Etat semblent avoir accordé leur violon là-dessus. Emmanuel Macron reconnaît que c’est « un tournant très profond dans la méthode ». Et à l’issue du sommet, les pays du G5 Sahel et la France ont décidé de lancer une coalition militaire,  qui rassemblera et coordonnera les actions de  la force du G5 Sahel et de Barkhane sur le terain. Quatre piliers vont régenter cette nouvelle coopération.

Lire aussi : Emmanuel Macron : “Les discours que j’ai pu entendre ces dernières semaines sont indignes”

Il s’agit de « concentrer les actions sur le fuseau centre » du G5 Sahel, à savoir les frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina, qui subissent la majorité des attaques et constitue le terrain d’action également de l’Etat islamique au Grand Sahara, groupe identifié comme le plus dangereux.

Le second pilier commande le   renforcement des capacités des armées nationales, le troisième le partage de renseignements et le quatrième, la restauration de l’autorité de l’Etat  à travers la réouverture des écoles et des centres de santé fermés. 

En plus du volet militaire, le volet développement est également dans la ligne de mire des coalisés. Des coalisés qui ont réitéré leur appel à la communauté internationale afin de les soutenir dans cette lutte. « Tous les pays partenaires qui le souhaitent sont les bienvenus », a indiqué le président français. « Il nous faut des résultats probants rapides », a indiqué Roch Marc Christian Kaboré.

Ce sommet était également l’occasion de parler de ce qui a été qualifié de “sentiment anti-français” et des interrogations sur les objectifs recherchés par la France au Sahel.  « Nous sommes au Sahel en guerre contre les groupes armés terroristes » et pour « assurer la pleine souveraineté des Etats », a répété le président Emmanuel Macron. 

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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