Burkina : Le ministère de la santé poursuit la lutte contre la filariose lymphatique

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Le ministre de la santé a déroulé son programme d’élimination de la filariose lymphatique. La région du Centre-Sud a été choisie pour abriter le lancement d’une campagne de prévention et de prise en charge des incapacités et handicaps liés à cette maladie. La cérémonie de lancement est intervenue ce mardi 21 janvier 2020 à Manga.

La présente campagne vise à déterminer le taux de prévalence de la filariose lymphatique. Elle intervient à la suite d’un traitement de masse administré aux populations. Il était, alors, opportun, selon le secrétaire général du ministère de la santé, Wilfried Ouédraogo, de faire un suivi afin de constater les effets du traitement. « Notre pays mène depuis 2000 un certain nombre de campagne de masse. Dans la lutte, il faut faire des évaluations ponctuelles », a-t-il expliqué.

Une démarche utilitaire d’autant plus qu’une cartographie réalisée en juin 2000 indiquait que toutes les régions étaient endémiques à la filariose lymphatique. Cependant avec l’adoption d’un programme national de lutte contre la maladie, seulement 9 districts sanitaires restent en zone rouge. « Le lancement qui est entrain de se faire va nous permettre de connaitre quel est le taux de prévalence de cette maladie », a indiqué Dr Inoussa Sawadogo, médecin chef du district sanitaire de Manga.

Une opération qui a mobilisé les populations riveraines

9 districts toujours en zone rouge

L’élimination de la filariose lymphatique a connu un grand bon vers l’atteinte des objectifs. Ainsi donc, les seuls districts encore en proie à cette maladie sont ceux de Batié; Diébougou; Kampti; Gaoua; Fada N’Gourma; Bitou; Ouargaye; Tenkodogo et la partie rurale de Bogodogo. « Ce sont des cibles qui ont été véritablement sélectionnées; en tenant compte du fait que leurs parents ont bénéficié du traitement de cette filariose. Ce que nous prélevons aujourd’hui là doit être saint », a ajouté le Dr Inoussa Sawadogo.

La filariose lymphatique est une maladie parasitaire qui menace environ 947 millions de personnes dans 54 pays différents. Transmise par les moustiques, elle est appelée maladie de la pauvreté et handicapante. Elle occasionne  des conséquences physiques, fonctionnelles et socio-économiques. De par le monde, on estime à 120 millions, le nombre de malades souffrant de cette maladie. Le combat ultime est celui de préserver les générations futures.

Pour l’instant, les autorités sanitaires assurent que des soins sont disponibles pour les malades. « Il y a des interventions chirurgicales. Il y a, aussi, des visites dans nos CSPS pour voir les malades qui souffrent de séquelles », a conclu le médecin chef du district de Manga. A cela, s’ajoute des activités comme les formations en washing (bain du membre) et des partages de savons.

Basile SAMA

Burkina 24

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