Tribune – Education au Burkina : Le message de nouvel an du SYNATEB

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Ceci est un message de nouvel an du Syndicat national des travailleurs de l’éducation de base (SYNATEB).

Camarades militantes et militants, sympathisantes et sympathisants

Camarades travailleuses et travailleurs de l’Éducation de Base

Chers élèves, étudiants et parents d’élèves,

            Nous voilà de nouveau au début d’une nouvelle année. A cette occasion, je voudrais au nom du Bureau National du SYNATEB vous souhaiter une bonne et heureuse année 2020. Puisse ce nouvel an vous apporter la santé, la force, la détermination et le courage nécessaires pour relever les nombreux défis auxquels nous faisons face depuis plusieurs années et principalement depuis l’arrivée au pouvoir de l’ancien nouveau régime.  

Camarades

Sans vouloir porter atteinte  à votre optimisme, je voudrais rappeler que 2020 commence comme s’est achevée 2019. En effet, les agressions de tous genres avec leurs lots de morts, de blessés et de déplacés internes (des milliers d’élèves y compris), le pillage des ressources des pays africains (exemples du charbon fin et de la convention sur les rails au Burkina), la baisse continue du prix des matières premières, la mal gouvernance, les velléités de modification des constitutions dans plusieurs pays, la paupérisation des masses laborieuses  restent toujours d’actualité.

Le contexte politique national, marqué par l’explosion vertigineuse des taxes impopulaires et anti travailleurs, la remise en cause des droits acquis annoncent que l’année 2020 sera une année de grands combats pour le peuple burkinabè en général et les travailleurs en particulier.

A cet titre, nous avons la répression sauvage de la manifestation pacifique de l’UAP le 16 septembre 2019 à Ouagadougou, les actions des escadrons de la mort avec les assassinats ciblés et de masses (cas des deux camarades du Yagha et des populations de Yirgou), les tentatives d’assassinat de personnalités critiques (cas du journaliste d’investigation Yacouba Ladji BAMA, rédacteur en chef du journal « Courrier confidentiel »,

et du camarade Ousmane OUEDRAOGO, Secrétaire Général Adjoint de l’Alliance Police Nationale), les enlèvements des leaders d’opinions, le vote des lois liberticides, les tentatives d’interdiction des sit-in, le refus d’appliquer les décisions de justice et de délivrer des récépissés à certaines organisations dont le SYNATEB et enfin les affectations arbitraires sous le couvert d’affectations par nécessité de service.

Aux autorités du MENA/PLN…

Au plan économique et social, la vie chère reste une réalité. Incapable de donner des réponses idoines à la souffrance du peuple, le gouvernement du MPP et ses alliés tentent de spolier le peuple à travers l’annonce de l’application de l’IUTS sur les primes et indemnités à partir de janvier 2020, le renouvellement des cartes grises, des plaques d’immatriculation et des permis de conduire  et la taxe sur les véhicules à moteur (TVM).

Au niveau sectoriel, 2019 a connu l’apogée de la gestion catastrophique des ressources humaines dans notre ministère avec les affectations les plus sauvages jamais connues que nous avons d’ailleurs  dénoncées à travers des déclarations et des mouvements. Pire, les autorités du MENA/PLN ont répondu avec mépris à nos revendications légitimes contenues dans la plateforme revendicative issue du 7è Congrès Ordinaire.

De plus, la non mise en œuvre idoine du protocole d’accord de la CNSE de janvier 2018 et la non dotation des écoles en cantine et fournitures scolaires quatre mois après la rentrée des classes 2019-2020 en sont illustratives. Mieux, en ce qui concerne le domaine des fournitures, certaines communes du pays, notamment Ouagadougou sont à plus de deux ans de non livraison.

Aussi, nous notons le caractère belliqueux du MENA/PLN à dénier le renforcement de capacités des enseignants organisé par des textes règlementaires, en improvisant de soit dites journées pédagogiques en déphasage avec les règles minimales de pédagogie pour les enseignants. Point besoin de rappeler aux enseignants que les cadres officiels de formation doivent être pris en charge.

Camarades

L’année qui vient de s’écouler a été très difficile pour les travailleurs et le peuple burkinabè.  Ce fut également une année de grandes luttes et de résistances populaires. Tous les services sociaux, éducation et santé en particulier, sont dans un état de délabrement total. C’est pourquoi en 2020, vous devez garder la même détermination dont vous avez fait preuve tout au long de 2019.

C’est donc dans un contexte national et international peu reluisant que débute 2020. Seuls notre engagement et notre constante mobilisation feront d’elle une année meilleure que les précédentes. C’est pourquoi, le Bureau National vous invite à resserrer les rangs des organisations combatives comme le Collectif Syndical CGT-B, l’UAS, l’ODJ, le MBDHP, le RENLAC, l’ABASSEP, la CCVC, l’ASAB, le CODMPP, et aussi à renforcer l’unité populaire.

Ceci permettra  d’exiger du gouvernement d’une part, de meilleures conditions de vie et de travail pour les masses laborieuses en général et les travailleurs en particulier de notre pays, et d’autre part, pour la libération nationale et le progrès social véritable.  Aussi,  je vous réitère au nom du Bureau National une santé de fer à vous ainsi qu’à vos familles, le succès dans vos activités et dans les luttes à venir, le courage et la clairvoyance pour des victoires certaines en 2020.

Bonne et Heureuse année 2020 à toutes et à tous!

Pour le Pain et la Liberté, la lutte continue!

Pour le Bureau National

Le Secrétaire Général

 François de Salle YAMEOGO

B24 Opinion

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