Réconciliation nationale : L’initiative du MPCRN expliquée aux  chefs coutumiers du Nord

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Le Mouvement pour le plaidoyer du retour de la paix, la cohésion sociale et la réconciliation nationale était dans la région du Nord le 23 janvier 2020. A Ouahigouya et à Yako, Safiatou Lopez, président du Mouvement et ses camarades dont Issaka Lingani, Drissa Sanogo et Oumar Compaoré, ont respectivement rencontré  Naaba Kiiba, roi du Yatenga, et Naaba Guigma, chef de Yako.  Il s’est agi pour les visiteurs de présenter leur initiative à ces responsables coutumiers.

Rendu public le 16 janvier dernier, à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse, le Mouvement pour le plaidoyer du retour de la paix, la cohésion sociale et la réconciliation nationale est désormais dans sa phase opératoire. « Cela fait six mois que nous sommes dans des larges concertations   regroupant toutes les sensibilités socio-politiques. Et nous avons vu que beaucoup de gens adhérent à notre initiation de plaidoyer pour la paix et la réconciliation nationale. Nous sommes maintenant à l’étape suivante qui consiste à rencontrer les personnalités coutumières, religieuses, politiques et administratives », a rappelé la présidente du Mouvement, Safiatou Lopez.

Après  la rencontre avec le Wagdugu Naaba, le 18 janvier, celle avec le  Mogho Naaba le 21 janvier, les responsables  du Mouvement  se sont rendus dans la région Nord. Dans la capitale de cette région, Safiatou Lopez et ses camarades ont rencontré le Naaba Kiiba, roi du Yatenga.    « Nous avons été reçus par le Naaba Kiiba qui nous a rassurés qu’il adhère à notre initiative qui consiste    à véhiculer un message de paix, de cohésion sociale  et de vivre ensemble », a dit la présidente du Mouvement à sa sortie d’audience.

Selon elle,   le roi du Yatenga s’engage auprès du Mouvement pour la paix  et la réconciliation.

A la suite de cette audience, les messagers de la paix et de la cohésion sociale ont rencontré la population à qui ils ont expliqué leur initiative.

Dans son adresse,  Safiatou Lopez a justifié le contexte de la création du mouvement en expliquant qu’elle et ses camarades ont constaté que nous sommes dans un pays divisé.  « Avec les évènements de 2014 et même avant, il y a eu des frustrés. Et quand nous avons analysé la situation sécuritaire difficile avec laquelle le pays est confronté,    nous nous sommes dits que c’est parce que nous sommes divisés, c’est parce qu’il n’y a pas d’entente entre nous que les terroristes entrent et créent  la désolation dans notre pays. Aujourd’hui, nous avons des villages entiers inexistants, des villages où des hommes ont fui laisser leurs enfants et femmes. Si ces hommes n’arrivent plus cultiver,   nous courrons vers une catastrophe humanitaire », diagnostique Safiatou Lopez.

“La  politique ne doit pas nous diviser”

D’où pour elle la nécessité de réconcilier le peuple burkinabè. « Nous devons être unis, nous entendre pour faire face à ce fléau. Seule l’union et l’entente entre les filles et fils de la nation peuvent nous permettre de faire face à tout défi. Nous devons vivre ensemble sans distinction ethnique, religieuse, idéologique et politique », a-t-elle prêché. « La  politique ne doit pas nous diviser. La politique n’est ni  la bagarre ni la haine, c’est juste des divergences d’opinions ».  

Cette rencontre a également  connu la présence des notables de Ouahigouya venus  au nom de Naaba Kiiba.

A Yako, la délégation a été reçue par le chef  de la localité, le Naaba Guigma. Celui qui a inscrit à la devanture de sa porte, « la paix », a été très réceptif au message de ses hôtes et promet de les accompagner dans leur projet. 

Toujours à Yako, Safiatou Lopez et ses camarades ont rencontré les  représentants  des organisations de la société civile et des partis politiques à qui ils  ont  transmis leur message de paix et de réconciliation.

Rédaction B24

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