Disponibilité du dispositif anti-coronavirus au Burkina : Les autorités sanitaires rassurent

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Les responsables de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), de la direction générale des activités halieutiques, du secrétariat général des transports ainsi que du secrétariat général du ministère de la santé ont effectué une visite de terrain ce lundi 27 janvier 2020 à l’aéroport internationale de Ouagadougou. Cette visite avait pour objectif de vérifier l’effectivité  de la mise en place du dispositif sanitaire et de son fonctionnement pour identifier des voyageurs qui présenteraient des signes du coronavirus. 

Depuis quelques semaines, le coronavirus sévit en Chine et un cas suspect a été identifié en Afrique de l’Ouest, précisément en Côte d’Ivoire. Cette situation préoccupe de nombreux pays dont le Burkina. Dans le contexte de risque de contamination, les autorités burkinabè ont vu l’urgence de faire en sorte qu’au point d’entrée aérien, ferroviaire et terrestre, il y ait un dispositif de surveillance sanitaire. 

Ce dispositif de surveillance sanitaire présent à l’aéroport international de Ouagadougou a été l’objet d’une visite des autorités de la santé et du transport ce 27 janvier 2020. Au sein de l’aéroport, dans la salle d’embarquement, le dispositif mis en place est constitué de deux colonnes de désinfectants, d’une caméra thermique et d’un poste de santé. Le dispositif est également disponible dans le salon d’honneur, selon le Secrétaire Général (SG) du ministère de la santé, Dr Wilfrid Ouédraogo.

La caméra thermique paramétrée

A l’écouter, les voyageurs, dès l’entrée dans la salle de débarquement, il leur est exigé pour leur santé qu’ils prennent le gel hydroalcoolique. Les passagers sont également assistés par les services de sécurité qui s’assurent que ces derniers désinfecteront leurs mains.

« Pendant qu’ils sont dans la queue pour venir faire d’abord les formalités sanitaires, il y a une caméra qui est pointée directement sur l’ensemble des passagers et cette camera est paramétrée avec une température limite corporelle de 38°. La caméra est reliée  à un écran  qui est dans le box où est l’agent de santé chargé de vérifier les carnets de santé. Et il  y a l’alarme aussi bien sonore que visuelle qui marque les passagers qui ont une température supérieure ou égale à 38° », a expliqué Dr Wilfrid Ouédraogo

L’aéroport de Ouagadougou dispose également d’une ambulance pour amener les cas suspects dans les zones d’isolement. Pour la ville de Ouagadougou les sites d’isolement sont au CHU de Bogodogo et au CHU de Tengandogo. A en croire le SG du ministère, à Bobo-Dioulasso, le même dispositif est présent au niveau de l’aéroport.

Un agent dans le box de santé

Il a assuré de la capacité du Burkina à pouvoir identifier le coronavirus. « Nous avons la capacité au niveau du Burkina. Il y a un laboratoire national de référence qui se trouve à Bobo-Dioulasso. Ce laboratoire dispose actuellement d’un kit de 50 tests qui peuvent identifier le Coronavirus.

Donc, les acteurs biologistes du laboratoire, au niveau de Ouagadougou ont suffisamment de capacités pour que s’il y a un cas suspect, pendant qu’il est en isolement, ils peuvent faire le prélèvement avec le triple-emballage sécurisé et expédié en moins de 24h vers le laboratoire national de référence qui se trouve à Bobo », a-t-il affirmé.

Pour lui, le dispositif de surveillance sanitaire a toujours existé depuis 2014 avec la menace de la maladie à virus Ebola. « Le dispositif avait été désamorcé en grande partie, parce que la menace c’était un peu éloignée, mais depuis environ une semaine, les services du ministère de la santé avec l’appui de ceux du ministère des transports travaillent à ce qu’on dynamise encore ce dispositif », a-t-il déclaré.

Dr Wilfrid Ouédraogo donne des explications

A propos des rumeurs faisant état de la non disponibilité du dispositif anti-coronavirus au Burkina, le SG du ministère de la santé a évoqué la discrétion du dispositif. « Ce qu’il faut noter, c’est l’aspect discret du dispositif. Tous les passagers ne savent peut-être pas qu’il y a un écran, une caméra qui est pointée sur eux.

Ils ne savent pas que l’agent qui est dans le box est entrain de surveiller avec une caméra paramétrée avec un seuil d’alerte. Il faut aussi noter que le port de blouse que nous venons d’exiger à ce personnel, il ne le faisait pas, donc il se confondait facilement au personnel de la plateforme aéroportuaire. Pourtant ils sont bien là. Ils faisaient la surveillance », s’est-il justifié. 

Alice Suglimani THIOMBIANO

Burkina 24

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