Education au Burkina: «Il y a la démotivation, les camarades sont découragés» (Souleymane Badiel)

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Les responsables de la coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) et du SYNTER ont donné de la voix ce mardi 28 janvier. Ils crient leur ras-le bol face à l’attente de satisfaction des points de revendication consignés dans leur protocole d’accord avec le gouvernement. 

Cela fait deux ans que le protocole d’accord a été signé et toujours pas de satisfaction. L’espoir suscité par la signature de cet accord s’amenuise, du côté des travailleurs de l’éducation. 

Deux ans que les engagements assortis de délais, les promesses fermes de la part du gouvernement sont restées sans considération véritable. Deux ans que le statut valorisant n’est toujours pas adopté, deux ans que certains travailleurs attendent la correction de leurs indemnités spécifiques harmonisées, de leur bonification d’échelon, de leurs indemnités de logement”, s’offusquent les responsables de la CNSE dans leur déclaration liminaire. 

Les échéances indiquées dans le protocole pour certains points sont largement dépassées, d’où leur mécontentement. Ils remettent en cause les points énumérés par le gouvernement comme étant des points satisfaits.

Souleymane Badiel, secrétaire général du SYNTER

« Là où il y a début de mise en œuvre, ce n’est pas allé jusqu’au bout. Quand le gouvernement dit qu’il y a 36 points qui ont été satisfaits, ce ne sont pas des points satisfaits, ils ont démarré et c’est resté à mi-chemin alors que les échéances convenues sont largement dépassées », explique Souleymane Badiel, secrétaire général du SYNTER.

Les syndicalistes pensent avoir laissé du temps au gouvernement pour cela, mais que le gouvernement ne peut pas aujourd’hui avancer comme arguments des problèmes de ressources pour ne pas satisfaire leur revendication.

 Pire, insiste Souleymane Badiel, le gouvernement au lieu de s’attaquer à ces problèmes, en créé d’autres avec la mauvaise gestion des ressources humaines, 2200 travailleurs de l’éducation sont toujours dans l’attente de leur mandatement, la non organisation des concours directs d’entrée dans les ENEP et ceux professionnels  des encadreurs pédagogiques notamment du primaire, du post primaire et du secondaire, en même temps que certains sont redéployés pour sureffectif, d’autres de la même discipline sont affectés dans le même établissement parce qu’il y a un besoin. 

Et à l’en croire, « c’est tout ce qui fait notre désarroi aujourd’hui,… il y a la démotivation, les camarades sont découragés ». Pour se faire entendre, la CNSE compte se donner les moyens de réclamer la satisfaction des points du protocole. Une correspondance a été adressée au Premier ministre le lundi 27 janvier 2020. Les syndicalistes envisagent des actions fortes dans deux semaines si toutefois leur plateforme n’est pas satisfaite. 

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