Mali : Liberté provisoire pour le Général Amadou Sanogo et ses coaccusés

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Les autorités judiciaires maliennes ont prononcé la liberté provisoire du général Amadou Haya Sanogo et de ses coaccusés le mardi 28 janvier 2020. Ils étaient tous en attente depuis près de sept ans de leur jugement dans l’affaire « des bérets rouges », relative aux 21 hommes dont les corps ont été retrouvés dans une fosse commune non loin de la capitale Bamako. 

L’annonce de la remise en liberté provisoire du Général Amadou Sanogo, chef de l’ex-Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE) a été faite par l’un de ses avocats, Me Cheick Oumar Konaré ce mardi 28 Janvier 2020. Cette décision est intervenue à la faveur du délibéré de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako sur la demande de mise en liberté formulée par les avocats du général et ses coaccusés.

« Aucun contrôle judiciaire n’a été instauré. Sanogo est libre de ses mouvements… Une victoire et une grande joie après sept ans de détention », s’est réjoui l’avocat.

Cette joie n’est naturellement pas partagée du côté des familles des victimes. « Nous avons appris la nouvelle de la liberté provisoire accordée à Amadou Haya Sanogo et ses codétenus. Nous souhaitons juste la stabilité pour notre pays. Pour le moment, nous allons nous réunir avec nos avocats et allons bientôt communiquer notre position officielle sur le sujet », s’est inquiétée Sagara Bintou Maiga, présidente de l’association des femmes victimes de l’affaire « des bérets rouges ».

Le Général Amadou Sanogo avait été arrêté en 2013 mettant ainsi fin au pouvoir de la dernière junte militaire malienne. Lui et ses coaccusés avaient été accusés d’avoir ordonné l’assassinat de 21 bérets rouges en 2012 proches du président déchu Amadou Toumani Touré, ATT. Ces militaires préparaient le renversement des putschistes mais avaient été tués et leurs corps retrouvés dans une fosse commune.

Avant son incarcération, le Général Sanogo avait été placé en résidence surveillée à Sélingué, dans la région de Sikasso, où son procès avait été délocalisé en novembre 2016. Les analyses des ossements découverts dans le charnier avaient été l’objet de contestation de la part de ses avocats. Les résultats définitifs d’une seconde autopsie n’ont toujours pas été officiellement communiqués.

Dans le cadre du gouvernement de large ouverture du Premier Ministre malien, Boubou Cissé a, en Mai 2019, nommé à la tête du Ministre de la Défense et des Anciens combattants le Général Ibrahima Dahirou Dembélé, reconnu pour sa proximité avec le chef de l’ex-junte militaire Amadou Sanogo.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : Jeune Afrique 

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