Santé sexuelle et reproductive : L’ONIDS à la rencontre des acteurs sanitaires

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L’organisation pour de nouvelles Initiatives en Développement et Santé (ONIDS), en collaboration avec le District sanitaire de Bogodogo, a tenu ce jeudi 30 janvier 2020 à Ouagadougou, une séance d’échanges sur les acquis et perspectives avec les infirmiers majors de 16 CSPS de l’arrondissement 11 de Ouagadougou et de la commune Rurale de Saaba. Cette rencontre rentre dans le cadre de leurs activités en faveur des droits en santé sexuelle et reproductive.

Dans l’optique de créer une forte alliance avec les responsables des CSPS, l’ONIDS a trouvé essentiel d’organiser un atelier avec ces derniers. Pour la présidente du conseil d’administration de l’ONIDS, Cécile Thombiano, à travers ces différentes activités, leur organisation s’est rendue compte qu’un grand nombre de jeunes filles rencontrent toujours des difficultés sur la gestion de leurs menstrues.

« Nous avons remarqué lors de nos missions qu’il y a des filles qui ratent les cours du fait de leurs menstrues », a-t-elle laissé entendre. Cela serait dû à un déficit de communication, selon les responsables de l’ONIDS.

L’atelier de ce 30 janvier 2020 avec les responsables sanitaires va permettre également de créer une alliance. Selon Cécile Thombiano, l’ONIDS étant une organisation de jeunes avec des juristes en son sein, cette rencontre avec les professionnels de la santé était nécessaire afin de « simplifier » le message juridique entre autres sur la question de l’avortement autorisé. « Avec l’aide des responsables des services de santé, nous devons lever le tabou, nous devons briser le silence », a lâché la juriste. 

« Il y a des conditions d’accès à l’avortement »

L’une des raisons de cette rencontre, toujours selon elle, est d’échanger avec les responsables sanitaires afin d’obtenir leur appui dans la lutte contre les avortements provoqués clandestins et les grossesses non désirées.

« Nous avons aussi réuni les majors pour qu’ensemble on essaie de voir comment ils peuvent nous aider sur la nécessité de se protéger, mettre à la disposition des populations les méthodes contraceptives afin d’éviter les grossesses non désirées », a dit la PCA de l’ONIDS.

« Il y a des conditions d’accès à l’avortement, mais seules les personnes qui sont allées à l’école le savent. Dans les villages, les jeunes filles ne savent pas qu’en cas de viol ou d’inceste, elles peuvent demander l’avortement.

Elles font recours à d’autres moyens et s’exposent souvent à des risques qui les exposent souvent à la mort », a déploré la militante des droits humains. Les majors, à l’en croire, se retrouvent fréquemment entrain de gérer des cas d’avortements faits clandestinement.

Accompagnement du district de Bogodogo

Le médecin chef du district sanitaire de Bogodogo, Sibiri Kaboré, « très satisfait » de l’initiative de la structure de jeunes, a laissé entendre qu’il allait soutenir l’ONIDS dans toutes ses activités. « Nous sommes contents de cet atelier d’échanges.

Nous comptons les accompagner à tous les niveaux dans leurs activités. Nous attendons que leurs actions dans la lutte contre les grossesses non désirées et la réduction des avortement clandestins apportent des résultats », s’est exprimé Sibiri Kaboré.

Il faut noter que l’ONIDS, en collaboration avec le district sanitaire de Bogodogo et son partenaire SAAF (Fonds d’Action pour l’Avortement sécurisé), travaille depuis 2017 dans le cadre de la lutte contre les grossesses non désirées et les décès liés aux avortements à risques.

La présidente du conseil d’administration de l’ONIDS se veut formelle : le sens de leur lutte est clair. « Aucune fille ne doit rater l’école pour des raisons de menstrues, aucune fille ne doit mourir pour des questions de tabou liées à la santé », a conclu Cécile Thombiano. 

Amadou ZEBA (Stagiaire)

Burkina24



Rédaction B24

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