Bala Sakandé recommande de « prêcher la cohésion nationale même dans les baptêmes »

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Le festival  des savoirs communautaires de Samba referme ses portes ce samedi 1er février 2020. A l’occasion, les fils et filles de la localité se sont donnés rendez-vous dans la commune de Samba pour magnifier la diversité culturelle qui existe au “Pays des Hommes intègres”.

« Au niveau du gouvernement du Burkina Faso, il y a un ministère de la culture. Donc, c’est dire toute l’importance de la culture dans notre environnement », a indiqué le président de l’assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé. A travers ses propos, le président de la représentation nationale souligne l’importance et la pertinence de tels évènements pour la sauvegarde de la culture.

Et en la matière, l’association Buud-Bangré est bien lancée. Cela fait la troisième fois que le Dr François Sawadogo et ses camarades mettent les petits plats dans les grands pour faire rayonner la culture à travers le festival Buud-Bangré. « Le festival a pour objet de promouvoir cette culture et de préserver les connaissances que nous avons », a déclaré, le promoteur du festival, le Dr François Sawadogo.  L’évolution de cette même culture est aussi un but recherché.

Remise symbolique des prix des différentes compétitions

« Il faut travailler à ne pas perdre notre culture parce que si nous la perdons, on a tout perdu. La culture est essentielle surtout dans ce contexte d’insécurité. Aujourd’hui, dans toutes les cérémonies, nous devons donner l’exemple de telle sorte que même dans les prêches, les baptêmes, les mariages, s’il y a lieu de prêcher, qu’on puisse prêcher la cohésion nationale. La lutte contre le terrorisme est un impératif »

Alassane Bala Sakandé

Durant trois jours, des activités sportives,  des prestations artistiques et des concours ont pu être menés. Au-delà de ces aspects, il est à noter que le festival Buud-Bangré contribue  à faire vivre économiquement la localité. Une chose qui réjouit son promoteur.  Selon le Dr François Sawadogo, l’identité d’une société se définit par sa culture, source de vie et de développement.

Le thème de la présente édition est  « la culture, levier d’une éducation endogène de qualité au service du développement et de la paix ». Un thème assez révélateur et pertinent selon le ministre en charge de l’éducation nationale, le Pr Stanislas Ouaro. «  Toute initiative qui va dans le sens de la préservation de nos traditions est salutaire. Et au niveau de l’éducation, il y a des savoirs endogènes qui prennent une part importante », a-t-il dit.

Visite des stands d’exposition par le ministre de l’éducation

C’est alors un véritable métissage culturel que l’association a offert aux populations de Samba. « Je suis très très satisfait. Cette troisième édition a consacré l’adhésion populaire au festival », a soulevé le promoteur. Rendez-vous est donc donné pour la prochaine édition.

Basile SAMA

Burkina 24

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