Burkina : « On ne peut pas juger l’UNIR/PS dans ce gouvernement » (Salif Tagnan)

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Le bureau national des jeunes de l’Union pour la Renaissance/Parti Sankariste (UNIR/PS) a donné « sa part de vérité » ce lundi 10 février 2020. Il s’est agit pour Samdpawendé Ouédraogo de revenir sur le livre de l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo. Ont été abordés également, la collaboration entre l’UNIR/PS au sein de la majorité et le bilan du président Kaboré .

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« Nous sommes dans une alliance, ce n’est pas un gouvernement sankariste. On ne peut pas juger l’UNIR/PS dans ce gouvernement parce que ce n’est pas son programme. Il ne fait qu’accompagner quelqu’un. On n’est pas forcement complice », a souligné le secrétaire national adjoint de la section jeune de l’UNIR/PS, Salif Tagnan. Une déclaration pour situer la part de responsabilité du parti de Me Stanislas Sankara. Une responsabilité limitée selon les jeunes du parti.

Pour Salif Tagnan, le Burkina a eu l’occasion de remettre les clés de la gestion du pays à l’UNIR/PS mais ne l’a pas fait. Une raison de plus selon lui, pour ne pas leur tenir rigueur sur l’état de la nation et la gestion MPP. « Le candidat de l’UNIR/PS était là en 2015 avec un programme qui donne des orientations sankaristes. Le MPP vous a proposé un programme politique que vous avez  opté. Nous on est venu soutenir. C’est ce que vous avez choisi », a-t-il ajouté.

A l’approche des élections de novembre 2020, les jeunes du parti ont indiqué qu’un congrès prévu à la fin du mois de mars 2020 jugera de la candidature ou non de Me Stanislas Sankara. Aussi, sur la responsabilité du président de l’UNIR/PS au sein de la majorité présidentielle, le secrétaire national des jeunes de l’UNIR/PS, Samdpawendé Ouédraogo a expliqué qu’il n’y a pas de « gâteau ». « Nous pensons que c’est un poste de combat », s’est-il exprimé.

 « Pour nous, le président Jean-Baptiste Ouédraogo n’a fait qu’un condensé de ressentis mal digérés pour égrener avec haine, jalousie et méchanceté son échec dans sa courte gestion de l’État. De tels jugements de valeurs sans la moindre analyse et autocritique enlèvent à l’auteur toute objectivité malgré un recul d’environ quarante ans qui sépare les événements et l’apparition de l’ouvrage »

Samdpawendé Ouédraogo

Sur le livre de l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo, la jeunesse de l’UNIR/PS estime que l’antagonisme entre les deux hommes a déteint sur le livre. Il est connu que Thomas Sankara a été le Premier ministre de Jean-Baptiste Ouédraogo. Une collaboration qui n’a pas été facile selon Samdpawendé Ouédraogo. Et à travers ses propos, c’est cette dent gardée contre le capitaine Thomas Sankara qui a conduit à la publication du livre.

« Tomas Sankara était donc obligé de prendre les devants face à la volonté d’un président qui voulait sceller une fois de plus le destin de notre chère patrie aux valets locaux », a souligné le secrétaire national des jeunes du parti. Le renversement du régime de Jean-Baptiste Ouédraogo est donc perçu comme un sauvetage.

Revenant sur les idéologies de Thomas Sankara, Salif Tagnan a révélé que «tout le monde veut Sankara mais personne ne veut vivre comme Sankara. La preuve est que vous avez refusé de voter les Sankaristes. Ça veut dire qu’en âme et conscience, vous ne voulez pas ».

Basile SAMA

Burkina 24

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Un commentaire

  1. « le pire n’est pas la méchanceté des gens mauvais mais le silences des gens « bons » » Feu Norbert ZONGO. Je pense que cette assertion colle bien avec les assertion de M. Salif TAGNAN.

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