Ouaga : Ce regrettable incivisme

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Vous avez dit occupation anarchique des espaces publics à Ouaga! Parlons-en ! 

L’aménagement d’une voie entraîne systématiquement un développement des activités commerciales aux abords. Les commerces sont essentiels et liés au trafic sur les voies. Cependant, c’est l’occupation parfois abusive du domaine publique qui pose problème.

Il est devenu courant de voir aux abords des rues bitumées qui arpentent la ville, une floraison de commerces de tout genre.

Circuler à Ouaga, devient à des endroits un parcours de combattant, tant il vous faut jongler entre les stationnements abusifs des automobilistes et les étals..

Il est monnaie courante de voir des commerces faire obstruction à la vue d’un panneau signalétique. Pire, les caniveaux sont couverts.

Exemple du marquage de l’espace public dédié à la circulation et celui réservé au commerce 

Ces étals qui débordent parfois jusqu’à la chaussée sont source d’insécurité routière et de congestion. L’obstruction  des caniveaux par ces commerces cause également des problèmes de drainage en saison pluvieuse.

Certes on dira que ce sont des personnes qui cherchent aussi leur pitance, mais si personne ne respecte les lois dans la recherche de sa pitance, quelle ville voudrait-on avoir ?

 

L’intérêt des règles d’implantation des constructions est de garantir l’ensoleillement et permettre un agencement harmonieux des constructions, la sécurité, la salubrité et des raisons d’esthétisme.

Il faut remarquer qu’après ce laisser-aller, il devient impossible de faire entendre raison, et cela aboutit à des guéguerres avec la mairie quand vient le moment de déguerpir. Pour éviter cela, la mairie gagnerait à faire observer les distances minimales entre les constructions ou les commerces et une voirie.

Des pistes de solutions ne manquent pas.  Le « référentiel de la hiérarchisation des voiries ouagalaises » préconise de marquer clairement la limite entre l’espace public «circulé» et l’espace public dédié au commerce grâce à la position du caniveau ou un différentiel de hauteur (bordures, trottoirs surélevés). Et aussi de privilégier l’aménagement de trottoirs, d’imposer la construction de boutiques dans la parcelle plutôt que de kiosques sur l’espace public.

En tous les cas,  notre ville deviendra ce que nous voulons qu’elle soit et elle sera à l’opinion d’un oeil extérieur, le reflet de notre image.

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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