Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC)

Contrôle citoyen : Le REN-LAC sur trois chantiers routiers au ministère des infrastructures

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Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a organisé un atelier de restitution sur le suivi citoyen de trois projets routiers de l’Etat. Il s’agit des travaux d’aménagement et de bitumage de la RN4 jouxtant l’hôpital Yalgado Ouédraogo à Ouagadougou, de la route Manga-Zabré et celle de Kantchari-Diapaga-Tansarga-Frontière du Bénin en construction.

Afin de contribuer, à travers le suivi citoyen, à améliorer la qualité des infrastructures routières réalisées par l’Etat, le REN-LAC a restitué une étude sur trois projets routiers. C’était ce vendredi 21 février 2020 à Ouagadougou. Il s’agit des travaux d’aménagement et bitumage de la  route nationale N°4 passant devant l’hôpital Yalgado Ouédraogo à Ouagadougou, de la route Manga-Zabré et celle de Kantchari-Diapaga-Tansarga-Frontière du Bénin en construction. A ceux-là s’ajoutent les travaux du 11 décembre 2019 dans la région du Centre-Est.

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Le rapport produit est un travail conjoint du REN-LAC, du ministère des Infrastructures avec l’appui financier de la Banque mondiale. « Ce n’est pas un travail d’espionnage. C’est simplement un travail de contrôle citoyen », a rappelé le secrétaire exécutif du REN-LAC, Sagado Nakanabo.

Le ministère des infrastructures a apprécié la collaboration. « C’est une très bonne collaboration. Le ministère des infrastructures est un département technique. On a besoin de l’accompagnement afin d’avoir un autre œil sur toutes nos réalisations », a expliqué le conseiller technique du ministère des infrastructures, Vincent de Paul Dabiré.

MafingKondé , personne ressources du REN-LAC
MafingKondé , personne ressources du REN-LAC

Les projets routiers de l’Etat avancent très lentement. C’est le constat général qui se dégage des résultats du suivi citoyen des projets routiers de l’Etat. Les résultats font également cas, entre autres, des retards dans l’exécution des chantiers, des difficultés pour les indemnisations des personnes affectées par le projet, la non prise en compte des intérêts de la population et les installations de l’ONEA et la SONABEL.

C’était comme si nous voulons faire du flicage

« Ce sont des gros chantiers et il y a beaucoup d’acteurs dans la construction des chantiers d’infrastructures routières. Il y a des éléments qui peuvent être maîtrisés par le ministère des infrastructures et des éléments qui ne le sont pas. Et quand on n’arrive pas à coordonner très bien cela, il y a des petits dérangements », a indiqué Vincent de Paul Dabiré.

« Au début, la collaboration avec le ministère n’as pas été facile. C’était comme si nous voulons faire du flicage. Par la suite,  il s’est avéré que c’est une bonne collaboration. Le fondamental c’est de travailler ensemble pour que tout ce qui sera fait sur le terrain soit fait dans les meilleures conditions possibles. Le regard critique de la société civile est important », a affirmé Mafing Kondé , personne ressource du REN-LAC.

Par ailleurs, il a annoncé qu’en plus des infrastructures routières, d’autres contrôles citoyens sont en vue dans les autres départements comme la santé et l’éducation.

Jules César KABORE

Burkina 24

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