Laurence Ilboudo : “Il n’y a pas meilleur soutien que de s’occuper de la famille de l’autre qui va au combat”

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Les fora régionaux du ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, en prélude à la commémoration de la journée internationale des droits des femmes ont pris fin ce vendredi 21 février 2020 avec l’étape de la région du Centre. « Crises sécuritaires au Burkina : Quelles stratégie pour une meilleure résilience des femmes », c’est autour de ce thème que les femmes des 13 régions du Burkina ont échangé avec la ministre.

Débutés le 6 février 2020, dans la région du sahel, les fora régionaux ont connu leur apothéose ce vendredi 21 février 2020 avec la dernière région, le Centre. Ouagadougou, chef-lieu de la région, a regroupé toutes les femmes des différentes localités de la région du Centre. A l’instar des autres régions, les femmes ont formulé quatre doléances à la ministre de la femme.

« Le renforcement des équipements de centres de formation et sanitaire publique en matériels : échographies, radiographie, mammographie et table d’accouchements adaptées à toutes les femmes. Renforcer les capacités de productions des femmes évoluant dans la maraicher-culture en les dotant de forages, de puits, de motopompes, de semences et des intrants, instaurer la cantine scolaire dans tous les établissements primaires publics, instaurer un quota-genre dans la distribution des animaux et du matériel agricole octroyé par l’Etat », a énuméré  Marceline Tou Soalla, coordonnatrice de la région du Centre au chef du département en charge de la femme.  

 

L’implication maternelle dans l’éducation de l’enfant

Laurence Marchal Ilboudo dit être satisfaite des échanges avec les femmes de toutes ces régions sur la question sécuritaire, et la place de la femme dans la société.

« Il est important de dire qu’aujourd’hui, si nous sommes arrivés à une telle crise, c’est qu’il y a des préalables qui n’ont pas été écrits. Ces préalables, c’est quoi ? C’est l’implication effective des femmes dans le développement social économique de notre pays. L’implication sociale, les femmes ont abandonné leur premier rôle, le rôle de la mère, de l’éducatrice, le rôle de la conseillère, le rôle complémentaire de la femme auprès de l’homme. Il est important que les femmes se souviennent de cela pour que nous puisons aller de l’avant», explique-t-elle.

En ce qui concerne la crise sécuritaire, Laurence Marchal Ilboudo affirme que c’est à travers le soutien et la cohésion sociale que ce mal sera vaincu. 

« Il n’y a pas meilleur soutien que de s’occuper de la famille de l’autre qui va au combat. Il est important de dire, nous faisons des marches, des meetings pour eux, c’est bien. Mais il est encore mieux de s’occuper des épouses et des enfants de ces soldats qui vont donner leur vie pour nous. Cela commence par ce soutien. Il est important encore pour les populations de savoir que le respect de l’uniforme reste aussi le premier soutien », confie-t-elle.

Pour rappel, le Burkina célébrera la 163e Journée mondiale des droits de la femme et le 6e forum sous le thème : “crise sécuritaire au Burkina Faso : quelles stratégies pour une meilleure résilience des femmes ?”.

La ministre explique que le choix porté sur ce thème, se justifie par le fort taux des femmes touchées par cette crise, d’où l’estimation des données du Secrétariat Permanent du Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation, à la date du 27 janvier 2020, où on dénombrait « 613 792 personnes déplacées internes composées de 57,88% d’enfants, 25,88% de femmes et 12, 32% d’hommes ».

Saly OUATTARA

Burkina24

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