Burkina : L’entrepreneuriat en médecine au cœur des échanges de la journée du médecin

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Le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) a organisé ce samedi 22 février 2020, la journée du médecin. Elle  est placée sous le thème, « l’entrepreneuriat médical ». Elle a pour objectif de renforcer les connaissances des médecins sur les enjeux de l’entrepreneuriat en médecine et sur le briefing de sécurité.

Au Burkina Faso, les écoles de formation en médecine se multiplient et le recrutement des médecins de l’Etat baisse progressivement. Dans le souci d’anticiper la saturation de la capacité d’embauche, le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) a voulu renforcer les capacités des médecins sur l’entrepreneuriat en médecine.

Les médecins à l’écoute des différents discours lors de la cérémonie d’ouverture

La journée du médecin est à sa 11e édition. Selon la patronne de la cérémonie, la ministre de la santé, Claudine Lougué, c’est une journée de communion entre tous les médecins et de réflexion, d’introspection pour voir si les règles d’éthique et de déontologie ont été respectées et si les médecins qui sont dans les régions font ce qu’ils doivent faire. C’est une journée aussi pour voir si le médecin place le patient au centre de ses préoccupations.

 « Nous sommes conscients que le privé a un apport important dans l’offre de soins et de services de santé et ainsi nous sommes en train de raffermir le partenariat déjà engagé entre le privé et le public au sein du ministère de la santé », a affirmé la ministre de la santé.

Selon elle, le thème principal sur l’entrepreneuriat et le sous-thème sur la gestion du défi sécuritaire face à la pratique médicale vont en droite ligne avec ce que le département de la santé s’attèle à résoudre.

La ministre de la santé Claudine Lougué, patronne de la journée apprécie l’initiative du CNOM

« Par notre définition, on est complémentaire. Nous visons le bien-être, dans tous ces plans, du Burkinabè », a-t-elle ajouté. Pour faire face à la nouvelle donne du défi sécuritaire, « nous ne pouvons que resserrer encore nos rangs, rediriger nos visions vers le seul bien-être du peuple burkinabè et ce bien-être passe par la sécurité. Le conseil national de l’ordre des médecins a bien fait de ratisser, baliser ces relations de cheminement, de proximité sur le terrain entre la sécurité et les agents de santé », a-t-elle poursuivi.

Le sous thème de la journée du médecin concerne l’exercice du médecin face aux défis sécuritaires. Cette initiative est appréciée par le ministre de la sécurité Ousséni Compaoré. Il a également assuré que la santé et la sécurité sont une complémentarité.

Le ministre de la sécurité Ousséni Compaoré présent à la journée. La sécurité abordée dans la journée est une bonne initiative pour lui

 « Nous aurions dû prendre les devants, mais l’initiative est la bienvenue. Les populations ont besoin de médecins sur le terrain. Le médecin a besoin de sécurité comme la population. C’est un droit élémentaire et ils ont besoin de sécurité en milieu insécuritaire pour pouvoir exercer la médecine, c’est-à-dire pour pouvoir donner la santé au population », s’est-il exprimé.

Le Professeur Charlemagne Ouédraogo, président du CNOM, lui, a affirmé que « les médecins doivent être impliqués dans la lutte contre le terrorisme ». Il a appelé à faire la différence entre médecin et commerçant. Selon lui, « il faut faire la différence, parce que l’exercice de la médecine en privé se fait en complémentarité avec ce qui se fait dans le public, pour améliorer les indicateurs de santé. Ils ne sont ni opposés ni concurrentiels. Ils sont tout à fait complémentaires », a-t-il déclaré.

Le Professeur Charlemagne Ouédraogo, président du CNOM explique aux journalistes le sens de l’entrepreneuriat en médecine

Au cours de cette journée, plusieurs activités seront exécutées. Il s’agit des présentations Powerpoint sur l’entrepreneuriat médical et sur l’exercice du médecin face aux défis sécuritaires. Il y aura également un panel sur les opportunités de financement des entreprises médicales. Ces communications seront assurées par des structures dont la Maison de l’entreprise, l’ APROCLIB, le ministère de la santé et de la chambre de commerce.

Alice Suglimani THIOMBIANO

Burkina 24

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