Couverture médiatique des élections : La piqûre de rappel du SYNATIC

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Le Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Information et de la Culture (SYNATIC) a animé une conférence de presse ce lundi 24 février 2020. L’objectif était de clarifier certaines positions sur le déroulement du sit-in des 20 et 21 février 2020. Siriki Dramé et ses camarades sont également revenus sur l’attitude des dirigeants des médias publics face à la lutte syndicale.

« Des campagnes mensongères » ont été menées par les directeurs des médias publics. C’est ce qui ressort de la déclaration liminaire du SYNATIC. Pour le syndicat, des idées contraires aux valeurs défendues par le SYNATIC sont véhiculées afin de discréditer la lutte. « Le directeur de la RTB-télé nous a accusés injustement de faire de la dictature syndicale en empêchant ceux qui veulent travailler », a indiqué Rokiatou Ouattara, une militante de la section radio du SYNATIC.

Une situation que le syndicat met au  compte du ministre de la communication. « Une campagne machiavélique », selon les propos de Rokiatou Ouattara, qui défend que le SYNATIC « se bat pour de meilleures conditions de vie et de travail dans les médias ». Des objectifs qui trouvent leur source dans le manque de matériels dans ces médias publics. « Actuellement, la RTB et Sidwaya ne disposent ni en nombre ni en qualité de véhicules de reportage », a déclaré la militante de la section radio.

Une occasion pour le SYNATIC d’appeler les responsables des médias publics à se consacrer à la résolution des problèmes en lieu et place « des tournées de désinformation et de dénigrement ». Ainsi, Siriki Dramé et ses camarades ont posé la problématique de la couverture des prochaines échéances électorales. Pour eux, cela ne saurait se faire dans « des conditions de dénuement total des travailleurs ».

Une affaire de détournement de plus 200 millions de francs CFA a aussi été évoquée. Selon les dires de Rokiatou Ouattara, la gestion actuelle des médias publics est « calamiteuse ». Des audits sont donc demandés afin de situer les responsabilités. « On a été tous surpris par ce coup fumant. Au moment où on dit qu’il n’y a pas d’argent, on se permet de faire disparaître de l’argent », a relevé Siriki Dramé.

Basile SAMA

Burkina 24



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