Burkina : « L’UPC constate que la situation de notre pays est pire qu’hier » (Adama Sosso)

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L’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) a dix ans d’existence. Pour marquer cette  date, une panoplie d’activités a été prévue. Face à la presse ce jeudi 27 février 2020, le bureau politique national a donné les grandes lignes de cette manifestation. Une analyse de la situation nationale et un aperçu de la santé de l’UPC étaient également à l’ordre du jour.

« 10 ans de l’UPC : combat pour le vrai changement », c’est sous ce thème que va se tenir la célébration du jubilé d’étain de l’UPC. Un thème interpellateur et d’actualité, selon le deuxième vice-président du parti, Adama Sosso. « 10 ans après, le constat est toujours amer, très amer d’ailleurs, parce qu’à vrai dire, notre pays n’a pas avancé. Au contraire, il a reculé, et de la pire des manières », a-t-il indiqué.

Ce rendez-vous est donc l’occasion pour l’UPC de faire le bilan de cette décennie d’existence. Des acquis ont été engrangés mais des défis restent à relever pour conduire le parti du lion au devant de  la scène politique. «L’UPC se porte bien, et même très bien. Le choix des Hommes pour nous représenter dans certaines localités a constitué des faiblesses à notre niveau. Notre principale erreur c’était de croire que tout le monde nous aimait », a soutenu le député Adama Sosso.

« 10 ans après sa création, l’UPC constate que la situation de notre pays est pire qu’hier. Il est en délitement total. L’insécurité, la faim et la malnutrition y sévissent, une crise humanitaire sans précédent s’y est installée, l’économie est à terre. Comme si ces maux ne suffisent pas à notre pays, ses dirigeants actuels continuent de piller les ressources nationales. La série de révélations de la presse, dont vous êtes les animateurs, révèlent des scandales tous les jours. On peut dire qu’en plus du terrorisme classique, notre pays souffre du terrorisme économique institué par le  régime en place ».

Adama Sosso

Sur la question des échéances électorales de novembre 2020, le parti se dit confiant et entend prendre ses marques. « L’UPC viendra plus en force, comme le premier parti politique. L’UPC reste debout malgré les tentatives des oiseaux de mauvaise augure qui souhaitent la voir sombrer », a lancé Adama Sosso. Et pour montrer sa bonne foi, le deuxième vice-président  a dit que leur parti « n’a fait aucune compromission, n’a commis aucun crime et n’a jamais trahi le Peuple ».

Toujours sur la question électorale, l’UPC affrontera les autres forces politiques lors des élections au sein d’une coalition. En attendant un programme plus détaillé, les événements à retenir sont un panel, une projection de film documentaire sur l’histoire du parti, une exposition photos, un don de sang et un cross populaire. Et le tout, entre le 29 février et 1er mars 2020.

Basile SAMA

Burkina 24

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