Recréâtrales 2020 : « Nous dresser comme un seul homme face au barbarisme » (Aristide Tarnagda)

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Les Récréâtrales, les résidences panafricaines d’écriture, de création et recherche théâtrale annoncent déjà les couleurs de la 11e édition. L’esquisse du scénario et le contenu de la plateforme ont été présentés à la presse et au public ce 27 février 2020.

Les Récréâtrales, c’est aussi et surtout des thèmes forts autour desquels se réunissent les artistes. Après avoir « Tressé le courage » à l’édition précédente, les organisateurs appellent à « Nous dresser » pour l’espérance, pour la joie, à se dresser contre le barbarisme, l’injustice.

Aristide Tarnagda, directeur artistique des Récréâtrales

 “Il nous semble important à l’heure où on sème la peur, la terreur partout, que nous devons refuser de courber l’échine et nous dresser comme un seul homme pour refuser cette indignité, rester debout et déterminé  pour son intégrité et pour sa dignité en cultivant la cohésion et l’amour”, explique le directeur artistique des Récréâtrales Aristide Tarnagda,

C’est aussi un devoir qui incombe à l’artiste d’interpeller, selon Odile Sankara, la présidente.  “On ne peut pas faire ce métier et ignorer ce qui se passe autour de nous. Donc nous dresser, c’est aussi une forme pour nous de continuer à rêver, à croire en la vie“, dit-elle.

Les Récréâtrales, c’est un processus dont l’apothéose se manifeste aux yeux de tous par la plateforme, les diffusions des créations, la grande fête. Mais bien avant cela, c’est un travail en plusieurs étapes qui dure une année. Un  processus nécessaire selon le directeur artistique, car « il est important pour nous (artistes) de prendre le temps pour mûrir l’art, la poésie prend du temps pour se révéler à nous ».

Les équipes sont déjà en place, après la recherche et la formation, les pièces sont ciblées, place à la création scénographique et des pièces qui transformeront la rue 9.32 du quartier Bougstenga (Goughin) et ses cours familiales en une gigantesque scène.

Une cinquantaine d’artistes venus de 15 pays, des scénographes, des metteurs en scène, des comédiens, des techniciens sont à la tâche pour dresser les rideaux de l’évènement. Puis 200 artistes prendront d’assaut les cours familiales du quartier pour les résidences.

Les innovations

Un prix est initié pour encourager davantage les auteurs à la création. Les jeunes du quartier sont associés au processus de création au-delà de l’accompagnement dans l’organisation.

 De beaux spectacles de danse, de conte, de théâtre et de musique de grands noms d’artistes sont attendus.

 La reprogrammation des créations annonce déjà des pièces comme « Les enfants hiboux ou les petites ombres de nuit » du Togolais Basile Yawanké, « Plaidoirie pour vendre le Congo » de Sinzo Anza, le texte « Traces » de Felwine Sarr. Le thème de l’édition sera mis en scène par  Aristide Tarnagda, En danse, Delavallet Bidiefono du Congo, « Utopia- Les Sauvages » et bien d’autres.



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