Dr Jean Charlemagne Kondombo : « Des maladies comme le paludisme sont plus mortelles que le COVID19 »

Depuis décembre 2019, le monde entier est ébranlé par la nouvelle maladie du coronavirus. Le Burkina Faso a enregistré deux cas positifs au COVID-19. Le ministère de la santé vient de dévoiler son plan de riposte et de prévention d’un coût global de plus de 11 milliards de F CFA.

Le Burkina Faso a enregistré deux cas de coronavirus. Ce mercredi 11 mars 2020 à Ouagadougou, le ministère de la santé a dévoilé son plan de riposte du coronavirus. Ainsi, le plan prend en compte, la surveillance des points d’entrée, la mise en place des équipes d’intervention rapide, un système de surveillance épidémiologique, le laboratoire, la prévention et le contrôle, la gestion des cas, la communication, la logistique et la coordination. Le plan de riposte et de prévention a un coût global de plus de 11 milliards de F CFA. 

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« Quand on connaît la maladie, quand on connait les modes de transmission, quand on connait les méthodes  de prévention, je pense que la psychose qui a tendance à animer tout le monde va disparaître », a affirmé la ministre de la santé, Claudine Lougué. Concernant les lieux de culte, elle a indiqué qu’une rencontre a été organisée avec les leaders religieux pour éviter la psychose. 

Dr Jean Charlemagne Kondombo, incident manager du coronavirus, a laissé entendre que pour éviter ce mal,  il faut juste observer les consignes de protection. Il s’agit, entre autres, de se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou utiliser une solution hydro alcoolique, d’utiliser des pochettes pour se moucher et d’éviter les contacts et les attroupements. 

Il a ajouté que les voyageurs qui reviennent d’un pays affecté doivent pratiquer l’auto confinement en évitant d’exposer les autres. A écouter Dr Jean Charlemagne Kondombo, on ne doit pas paniquer avec le COVID19.

Dr Jean Charlemagne Kondombo, incident manager du coronavirus
Dr Jean Charlemagne Kondombo, incident manager du coronavirus

« Il n’y a pas à paniquer par rapport à cette maladie. Des maladies comme le paludisme, les autres infections respiratoires, sont plus mortelles que COVID19. C’est uniquement la prévention et la sensibilisation et la synergie d’actions communes qui vont nous permettre de sortir de l’auberge. Il n’y a pas lieu de paniquer par rapport au COVID 19 », a-t-il indiqué.

Il a insisté qu’un laboratoire est disponible à Bobo-Dioulasso pour faire les examens et obtenir les résultats en une demi-journée. Pour tout cas suspect, il a préconisé d’appeler les numéros verts suivants 01608989 / 52195394.

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«  Le laboratoire ne souffre d’aucune difficulté pour diagnostiquer les examens et les analyses de tout suspect et de rendre les résultats dans les meilleurs délais », a-t-il déclaré. Par ailleurs, selon le ministère, des mesures préventives et de surveillance sont mises en place au niveau de 12 points d’entrées terrestres, 2 points aéroportuaires et l’entrée ferroviaire.

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A noter que le coronavirus est apparu dans la ville de Wuhan en République de Chine en décembre 2019.  Il se propage de personne à personne par des gouttelettes respiratoires, de salive et tous ce qui est particule  provenant d’un malade.

Le temps de latence de cette maladie est de 2 à 14 jours après l’infection. A la date du 11 mars 2020, l’on compte 121 061 cas dans le monde. Le Nombre de décès a atteint 4 368 au total. C’est ce qui a conduit l’OMS à la date du 30 janvier 2020 à le déclarer  «urgence de santé publique de portée internationale », puis en pandémie à la date du 11 mars 2020.  L’agent causal de cette maladie est renommé Corona Virus, Disease 19, soit COVID-19.

Jules César KABORE

Burkina 24

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