Gestion du capital humain – Nos filles, ces douces esclaves que nous aimons ?

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A l’occasion de la journée du 08 mars, comme à l’accoutumé, nous avons pu observer dans les média, dans les villes et quelques villages, dans les conversations aux restaurants, maquis, buvettes, kiosques, dans les cercles familiaux ou professionnels, groupes religieux, etc., de quelle façon chacun, Hommes et Femmes, célébraient à leur façon et surtout ce qu’ils ou elles pensaient de cette journée hautement symbolique pour ceux qui l’ont décrété si importante.

Fort est à parier (et à gagner) que la plupart d’entre nous, nos pères et mères, nos oncles et tantes, nos frères et sœurs, nos fils et filles, somment aussi proches de la justice tant due à nos semblables que la Terre est proche du Soleil.

Combien sont-elles ces doux esclaves dociles que nous faisons travailler à domicile, qui n’ont droit à aucun salaire sous prétexte que nous leur offrons le gite et le couvert, qui dorment à même le sol dans nos cuisines sous prétextes qu’ils viennent du village et qu’ils ne sauraient apprécier la douceur d’un matelas, dormant dans une chaleur que nous ne souhaiterions pas pour nos propres enfants, pourquoi donc auraient ils besoin d’un simple ventilateur ou de la climatisation (whaaaat ???) ?

Combien sont-ils ces doux esclaves dociles à percevoir un salaire de misère parfois n’atteignant pas le simple Smig légal pour le même motif de bienveillance de notre part à leur égard (ils mangent et dorment à la maison, ne paient ni eau, ni électricité, ni loyer, ni frais de scolarité, ni frais de santé lorsque nous leur faisons grace de les scolariser ou de les soigner,…)

Notre bon cœur doit il nous exempter d’être juste ? Ce que je ne souhaite pas pour mes enfants, devrais-je le souhaiter à l’enfant d’un ou d’une autre au motif que je lui offre moins que ce que j’offrirais à mes propres enfants et plus que ce que ses propres parents pourraient lui offrir ?

Lorsque notre Créateur nous fait la grâce de veiller sur un enfant, qu’il soit ou pas le nôtre, n’avons-nous pas le devoir de le traiter avec justice et amour ?

Alors si vous pensez être justes et bons, respectez d’abord la justice que vous réclamez pour vous-même, déclarez votre « personnel de maison », payez le au moins au SMIG, offrez-lui des congés payés, tout ce que vous ferez en plus, offrir à manger, offrir le gîte, offrir la scolarité, offrir les soins de santé, etc. est un bien qui n’est jamais perdu et sont des bénédictions pour votre famille et vos descendants, c’est aussi cela payer symboliquement sa dîme et sa zakat.

Très belle fin de semaine et continuons de promouvoir et développer le capital humain (y compris celui que nous employons à domicile) !

Ouagadougou, le 13/03/2020


BIOGRAPHIE

Omar KONATE, économiste de formation a fait l’essentiel de sa carrière dans le domaine de la gestion du capital humain dans des organisations privées et internationales. Il est à présent Directeur général de K. People International, un cabinet qu’il a fondé en 2015.

Rédaction B24

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