Covid-19/ Burkina : « Celui qui ne respecte pas le couvre-feu c’est à ses risques et périls » (Remi Dandjinou)

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Le ministre de la communication Remi Dandjinou et le Pr Martial Ouédraogo ont animé ce mardi 24 mars 2020 le point de presse du gouvernement. Il ressort de ce point de presse que le Burkina compte à la date 23 mars 2020 114 cas confirmés de covid-19.

A la date du 23 mars, 114 cas positifs sont confirmés au Burkina. « 96 à Ouaga, 6 à Bobo, 6 à Boromo, 2 à Dédougou, 2 à Houndé, 1 à Banfora et 1 à Manga soit 41 femmes et 73 hommes. A ce jour, nous dénombrons 4 décès liés directement au covid-19 », selon le Pr Martial Ouédraogo, Coordonnateur national de la réponse à la pandémie de covid-19, qui a annoncé la guérison de deux personnes dont « une femme membre de l’équipe de prise en charge et d’un homme de 26 ans, le patient de Houndé. Ce qui porte le total de guérisons à 7 personnes ».

Il a également donné un aperçu de la charge de travail de son équipe qui fait état de 42 077 appels enregistrés au niveau du serveur. Des équipes de 30 personnes ont été mises en place toutes les 8 heures, a déclaré le Pr Martial Ouédraogo qui a rappelé que tous les postes sont fonctionnels.

Les journalistes au point de presse, cherchant les informations

Au cours de ce point, le Pr Martial Ouédraogo a signalé que le nombre de contacts est à 612 et 19 alertes ont été investiguées. Un certain nombre de site a également été désinfecté dont les locaux du ministère des affaires étrangères, deux cliniques (des ambulances) et 4 domiciles.

Pour une femme allaitante et qui est suspecte du covid-19, le Pr a affirmé que si l’allaitement est obligatoire, la mère peut se protéger efficacement. « Tant que c’est pour une période transitoire, on peut sevrer l’enfant quitte à reprendre après la guérison», a-t-il suggéré.

Pour la fermeture des marchés et yaars, Rémi Dandjinou, porte-parole du gouvernement a informé qu’une concertation avec les acteurs est en place pour l’opérationnalisation de la mesure dont l’objectif premier est de rompre la chaine de transmission.

« Il faut arriver à trouver le juste milieu pour permettre notamment une continuité du ravitaillement de la population mais également une situation qui ne crée pas des pénuries et d’autres actions liées à cette situation », a relaté le porte-parole du gouvernement qui a fait part de la contribution de la fondation Coris, à hauteur de 200 millions de F CFA, dans la lutte contre la pandémie.

Pour la mise en quarantaine des villes de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso, le porte-parole du gouvernement, a évoqué la possibilité. « Les mesures pourraient être évolutives et si on doit aller vers une quarantaine ou un confinement de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso, on va y aller parce qu’il faut arriver à rompre cette chaine de transmission communautaire », a-t-il dit.

Remi Dandjinou,ministre de la communication,porte-parole du gouvernement donnant plus d’informations à la presse

Répondant aux questions sur le respect du couvre-feu, Remi Dandjinou a appelé à la responsabilité de tous. « Il faut que les acteurs s’assument. (…). Chacun doit jouer son rôle à tous les niveaux. Je dis attention à ceux qui ne vont pas respecter. Là-dessus je suis totalement solidaire avec les Forces de Défense et de Sécurité. Celui qui se fait prendre, c’est à ses risques et péril, parce que ce n’est pas une question de sentiment. C’est une question de santé publique », s’est-il exprimé.

Concernant la fermeture des écoles et des universités, elle pourrait être évolutive, selon le ministre de la communication. « Si on se  rend compte qu’à la date du 2 la situation est telle que renvoyer nos enfants à l’école peut être source de danger pour eux et pour la communauté, on va prolonger», a-t-il indiqué.

Alice Suglimani THIOMBIANO

Burkina 24

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