COVID-19 : Emmanuel Nakoulma appelle les taximen de Ouaga et Bobo à couper le moteur

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Emmanuel Nakoulma est le Président de la Fédération nationale des syndicats des taximen et des acteurs du transport urbain du Burkina. Aux micros de Burkina24, ce vendredi 27 mars 2020, il a lancé un appel à tous les taximen du pays, plus particulièrement des deux grandes villes Ouagadougou et Bobo-Dioulasso de respecter les décisions du gouvernement en éteignant les moteurs.

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Le Burkina Faso, en dépit des autres pays du monde, traverse un contexte de santé fragile. A la date de ce vendredi 27 mars 2020, 180 personnes sont officiellement déclarées porteuses du COVID-19 dans le pays. Les autorités ont pris des mesures en vue de freiner la propagation du virus.

Au nombre de ces restrictions, il y a l’interdiction pour les taximen de transporter plus de deux passagers à la fois. Si pour certains, cette mesure est difficilement applicable, d’autres estiment qu’il faut cependant l’élargir. Le Président de la Fédération nationale des syndicats des taximen et des acteurs du transport urbain du Burkina, Emmanuel Nakoulma, fait partie de ces derniers.

« Je lance un appel à tous les taximen du Burkina, plus particulièrement des deux grandes villes Ouagadougou et Bobo-Dioulasso de respecter les décisions du gouvernement. Nous, les taximen, nous prenons beaucoup de gens dans les véhicules. Je pense que la meilleure solution est de respecter les mesures du gouvernement pour qu’ensemble nous puissions lutter contre ce coronavirus appelé COVID-19 », a-t-il indiqué.

Un appel au gouvernement…

Selon lui, la réduction du nombre de passagers ne semble pas être la meilleure formule. « La solution la plus plausible, à l’écouter, est de garer les taxis et d’attendre voir est-ce qu’on peut prier Dieu ensemble pour que le mal ne parte pas loin. Parce que même si on dit aux gens de prendre des passagers deux-deux, ce serait un peu compliqué. Ils ne peuvent pas ne pas parler ensemble dans le véhicule. Ils ne peuvent pas ne pas communiquer avec les gens ».

Il a ajouté que les conducteurs de taxi-motos doivent également suspendre leurs activités. « C’est le fait de communiquer qui provoque la contamination de ce coronavirus. Donc, nous allons arrêter. Nous allons suivre l’évolution de ce mal. S’il plaît à Dieu, ça peut ne même pas durer, et nous allons reprendre », a-t-il confié. A l’endroit du gouvernement, il a lancé un appel d’accompagnement des acteurs du transport urbain.

« Vous savez, les taximen sont des gens qui vivent au jour le jour. S’ils ne sortent pas, ils ne mangent pas. Dans les 20.000 taxis à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, chaque taximan a, au minimum, cinq ou dix personnes à nourrir. En plus, il y a des papiers notamment les visites techniques, les assurances, les patentes qui se périment si on gare. En tout cas, que le gouvernement voit, soit actuellement avec des vivres, soit à la reprise des activités, qu’est-ce qu’il peut faire pour nous, acteurs du transport urbain », a laissé entendre Emmanuel Nakoulma.

Noufou KINDO et Jules César KABORE

Burkina 24

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Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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