Pandémie de Covid-19 : Oxfam appelle à l’annulation des dettes des pays pauvres

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Face à la pandémie de Covid-19, des mesures sont prises pour stopper la propagation du virus. Au même moment, des plans de relance économique sont également entrepris pour faire faire face au choc financier. Parmi ces plans, figure l’annulation des dettes des pays pauvres défendue par l’ONG Oxfam.

Un plan de plus de 95 000 milliards de francs CFA, c’est ce que propose Oxfam pour permettre aux pays pauvres de résister face à la pandémie de coronavirus. Ledit plan s’articule autour de 5 principaux points. Il permettra non seulement de stopper la propagation du covid-19, mais aussi d’amortir économiquement le choc de la pandémie.

Face à la pandémie, même les meilleurs systèmes de santé au monde sont submergés. Après un regard sur les pays pauvres, difficile de ne pas voir la complexité de la prise en charge si d’aventure le virus devrait frapper ces pays comme certains pays développés. Environ 3 milliards de personnes dans les pays en développement n’ont pas accès à l’eau potable.

Prenant appui sur ce constat, le directeur général intérimaire d’Oxfam International Jose Maria Vera, a apporté son analyse. « Au Mali, il n’y a que trois respirateurs pour un million de personnes. En Zambie, il n’y a qu’un médecin pour 10 000 personnes », a-t-il indiqué. Une situation qui ne va pas avantager les pays dans cette lutte contre le covid-19.

Selon une étude de l’Imperial College de Londres, environ 40 millions de personnes dans le monde pourraient perdre la vie si des mesures urgentes ne sont pas prises. D’où le plan de Oxfam. L’ONG met le Burkina dans la catégorie des plus vulnérables avec ses 780 000 personnes déplacées internes.

Les points du plan de Oxfam sont entre autres un énorme investissement dans la prévention, la mobilisation de 10 millions de nouveaux travailleurs et travailleuses de la santé, la gratuité des soins de santé, la réquisition par les gouvernements de tous les établissements de santé privés et la disponibilité une fois trouvés des vaccins et des traitements en tant que bien public mondial.

Basile SAMA

Burkina 24

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