IUTS : Le « jusqu’au boutisme » du gouvernement condamné

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La coalition de syndicats en lutte avait annoncé, le 31 mars 2020, la suspension des salaires de 675 agents de la fonction publique. Ces suspensions, jugées « abusives » par l’Opposition burkinabè ont eu lieu après des mouvements d’humeur et une grève générale du 16 au 20 mars 2020.

Le Chef de file de l’Opposition au Burkina Faso (CFOP-BF) a condamné, le mardi 7 avril 2020, « l’attitude jusqu’au boutiste du gouvernement » burkinabè à la suite de la suspension des salaires de 675 agents publics. Pour l’Opposition, le moment n’est pas propice.

« Pendant que le coronavirus et l’insécurité secouent le pays, un gouvernement responsable devrait plutôt œuvrer à aplanir les divergences, à obtenir l’union sacrée de tous », a commenté Mamadou Kabré, porte-parole du CFOP à la conférence de presse du 7 avril 2020.

Partant, l’Opposition demande « solennellement » au gouvernement de renouer le dialogue avec les syndicats, de supprimer l’application de l’IUTS sur les primes et indemnités, et de rembourser « avec diligence » les salaires retenus. « C’est à ce prix qu’il y aura un retour à la sérénité dans l’administration », fait savoir Mamadou Kabré.

Bassolma Bazié, porte-parole des syndicats en lutte avait, le 31 mars 2020, indiqué que plus de 90 % des travailleurs dont les salaires ont été suspendus relèvent du ministère de l’éducation. « Parmi les travailleurs dont les salaires ont été suspendus, on compte des travailleuses en congé de maternité, des agents en stage dans les écoles de formation », avait-il précisé.

Lire 👉 Salaires suspendus au Burkina : La réaction de Remis Dandjinou

Les syndicats, dans leur ensemble, avaient décidé de « poursuivre la lutte » pour l’aboutissement de leurs revendications. « Une suspension de salaire induit des dégâts au niveau des différentes familles. (…) Des responsabilités individuelles et collectives seront situées. Ceux qui se pavanent politiquement estimant qu’ils ont réussi leur coup, des gens vont se promener ici en culotte dans la rue pour demander pardon », avait déclaré Bassolma Bazié.



Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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