Niger : 2 gendarmes et 2 “terroristes” tués près du Mali

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Le ministère de la Défense dans un communiqué lu dans la nuit de mercredi 08 au jeudi 09 avril 2020 a indiqué que deux gendarmes nigériens et 2 “terroristes” avaient été tués le dimanche 05 avril dernier dans une attaque à Banibangou dans la région de Tillabéri, dans l’Ouest du pays, non loin de la frontière malienne.

Le ministère nigérien de la Défense dans son communiqué lu à la télévision publique dans la nuit de mercredi 08 au jeudi 09 avril 2020 explique que “le 5 avril à 14h30, la gendarmerie de Banibangou a fait l’objet d’une attaque perpétrée par un groupe d‘éléments terroristes lourdement armés à bord de plusieurs véhicules et motos. Le bilan est le suivant. Côté ami: deux morts, neuf blessés. Côté ennemi: deux terroristes tués, neuf capturés”. Toujours selon le texte, “des éléments de l’opération (anti-jihadiste) Almahaou (Tourbillon en langue locale) appuyés par l’aviation de la force (française) Barkhane ont spontanément engagé des opérations de poursuite et de ratissage ayant permis la destruction de la quasi-totalité des assaillants” poursuit le document.

L’Est du Niger est par conséquent en ébullition après la découverte par l’armée nigérienne de caches d’armes, de plots logistiques et plusieurs pirogues ainsi que des ’îles servant de base aux terroristes de Boko Haram. Selon le document, l’armée de l’air nigérienne a opéré des bombardements d’envergure lors “d’une opération bilatérale” Tchad-Niger, initiée depuis le 29 mars.

Cette opération “se poursuit actuellement” dans la zone du Lac Tchad (à cheval entre le Niger, le Tchad et le Nigeria), selon la même source.

Selon le communiqué, le 6 avril, les militaires nigériens et nigérians de la Force Conjointe Multinationale (MNJTF) ont “infligé de lourdes pertes” aux insurgés nigérians dans deux autres îles du Lac.

Le Nigeria a annoncé la semaine dernière avoir lancé une opération “massive”, conjointement avec les armées du Tchad et du Niger, contre les insurgés du groupe jihadiste ISWAP, issu d’une scission de Boko Haram et affilié à l’Etat Islamique, qui multiplient les attaques contre les forces armées dans la région du lac Tchad.

L’ensemble du Sahel est touché par les violences terroristes prenant l’allure parfois de conflits intercommunautaires, qui ont fait 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon les chiffres divulgués par les Nations-Unies.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : Africanews



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