Covid-19 au  Burkina : Le CFOP dénonce un traitement «  inhumain et cruel » des patients

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Le Chef de file de l’opposition politique a dénoncé les conditions de prise en charge des patients du COVID-19, au cours du point de presse du 14 avril 2020.

« Le traitement réservé à ces patients admis au CHU de Tengandogo est inhumain et cruel », a déclaré le président du CDP, Eddie Komboigo. Une affirmation qui vient en réponse à ce qu’il appelle le tâtonnement dans le traitement de la maladie par les autorités.

Revenant sur le plan de riposte proposé par le gouvernement, le CFOP estime que « c’est une voie royale pour le MPP de piller les maigres ressources de notre pays ».

De 121 milliards de francs CFA pour la location d’un hôtel pour la prise en charge des malades et la restauration des patients, le gouvernement a revu la somme à la  baisse après de vives critiques. Désormais 58 milliards de F CFA sont affectés à ces dépenses. Une somme encore rejetée par l’opposition politique qui indique qu’elle pourrait servir à construire un hôpital de référence comme celui de Tengandogo et équiper d’autres CHU avec le reste. Et ce, afin de « faire dignement face à la pandémie ».

Alassane Bala Sakandé et son « désordre institutionnel »

Aussi, l’attitude du président de l’assemblée est qualifiée de « confusion de genre ». Selon Eddie Komboigo, ce n’est pas le rôle de la représentation nationale d’organiser des collectes de dons ou de partager de l’argent à la population. Il estime que c’est «  un désordre institutionnel et un populisme qui n’apporte pas de plus-value au combat contre la pandémie ». Le président du CDP appelle donc le président de l’assemblée nationale à s’occuper des tâches qui lui incombent.

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La reprise des activités pédagogiques a été annoncée pour le 28 avril. Pour l’opposition politique cette décision qualifiée d’unilatérale n’est pas judicieuse. Elle préconise une concertation avec tous les acteurs du monde éducatif afin de trouver des solutions de consensus. «  Il faut éviter de sauter dans l’inconnu avec l’avenir des enfants », a souligné Eddie Komboigo. Il faut, selon ses dires, garantir la sécurité pour les élèves et les enseignants.

Le dernier point abordé a été la question sécuritaire.  Sur la question le président du CDP estime que le président du Faso manque de courage. « Comment voulez-vous que quelqu’un qui a peur de quitter son quartier pour aller à Kosyam gère une armée? », s’est-il interrogé.

Basile SAMA

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