Entreprenariat : « En 11 ans, on a formé plus de 5 millions de Burkinabè et d’Africains » (Pasteur Wendlarima Sawadogo)

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Wendlarima Hermann Sawadogo est un promoteur des fonctions de masse. Chercheur en phytothérapie et en médecine naturelle, ce révérend pasteur évangéliste est le Président fondateur de l’Association WendKouni pour le développement de l’Afrique. L’enseignant chercheur forme également des jeunes dans le domaine de l’entreprenariat. 

Le chercheur en médecine naturelle, Wendlarima Hermann Sawadogo, intervient dans le domaine de l’entreprenariat au profit des étudiants à l’Université Joseph-Ki Zerbo à Ouagadougou.

L’initiative se mène au nom de l’Association Wenkouni pour le développement de l’Afrique. Des personnes ressources et/ou structures partenaires offrent ainsi des modules sur la création et la gestion des microentreprises.

« La formation dans les activités de production se fait en phases théorique et pratique. Les étudiants seront mis en groupe de dix pour le besoin des cas pratiques. Les phases pratiques se dérouleront dans la cour de l’incubateur », a expliqué le Pasteur Wendlarima Hermann Sawadogo ce lundi 4 mai 2020. 

La formation se déroule en deux étapes majeures pendant quelques jours ou six mois. L’objectif général, selon ses initiateurs, est d’accroître l’auto-employabilité des étudiants à travers des formations dans plusieurs domaines d’activités génératrices de revenus.

« Si nous ne formons pas les gens, il y aura trop de chômages »

« Depuis 11 ans, nous faisons des formations de masse et individuelles pour l’auto-emploi. Nous formons dans l’irrigation goutte-à-goutte, l’agriculture, l’élevage, la fabrication de couveuse, la soudure, la fabrication de pommade, de savon (poudre, liquide), d’eau de javel, de mayonnaise, de moutarde, de vinaigre, de crème anti-moustique, le développement personnel, l’énergie solaire, le carrelage, etc. », a énuméré le chercheur. 

A l’en croire, il existe plus de 50 modules au niveau de leur centre sis dans la commune de Pabré. « La formation n’est pas gratuite ; puisque les gens donnent des contributions symboliques. Mais ceux qui n’ont pas les moyens, on peut les former gratuitement. En 11 ans de formation de masse, on a formé plus de 5 millions de Burkinabè et d’Africains », foi de l’homme de Dieu. 

Et d’ajouter : « Si nous ne formons pas les gens, il y aura trop de chômages. Si nous laissons les formations classiques qui forment pour le chômage et les revendications, le pays sera ingouvernable. D’ailleurs, nous constatons que la demande en formation a augmenté ces derniers jours avec la crise du COVID-19. Parce que beaucoup de personnes qui comptaient sur leurs entreprises ou leurs patrons ont eu des problèmes. Elles sont en train de se réveiller en apprenant à exercer leur propre métier. Comme les entreprises menacent de fermer, les travailleurs cherchent désormais à entreprendre ». 

Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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