Burkina : Le ministre Ouaro au centre d’alphabétisation en langue mooré de Dassasgho

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Le ministre en charge de l’éducation nationale Pr Stanislas Ouaro a effectué une visite de terrain ce vendredi 29 mai 2020 au centre d’alphabétisation de Dassasgho au sein de la paroisse Notre Dame de Fatima. Cette visite a pour objectif de vérifier l’effectivité de la reprise des cours et d’encourager les acteurs engagés dans ce domaine.

Le Pr Stanislas Ouaro s’est rendu au centre d’alphabétisation de Dassagho situé au sein de la paroisse Notre Dame de Fatima de Dassasgho. Le premier responsable de l’éducation nationale et de la promotion des langues nationales a eu droit à  des cours numérisés sonores en langue nationale mooré avec les apprenants.

La lecture numérisée et projetée pour les apprenants

Affirmant que c’est sa première fois de visiter ce genre de centre, le Pr Stanislas Ouaro a précisé que sa visite est la traduction de l’engagement ferme du gouvernement à poursuivre les efforts en matière d’alphabétisation. Le ministre a également rassuré que les langues nationales comptent pour le gouvernement. 

« Je venais voir si tout se passait bien et là tout se passe bien. »

« C’est d’abord une visite de supervision sur le terrain de la reprise des activités administratives et pédagogiques au ministère en charge de l’éducation. Il faut dire qu’on avait prévu la reprise pédagogique le 11 mai pour les classes d’examen et le 26 pour les classes intermédiaires. (…) Nous avons reporté cette reprise qui est prévue pour lundi, mais nous avions maintenu la reprise pédagogique de centres d’alphabétisation et d’éducation non formelle à travers le pays. Je venais voir si tout se passait bien et là tout se passe bien », a-t-il expliqué .

Les apprenantes entrain de faire la lecture

Le deuxième objectif de la visite, selon Stanislas Ouaro, est d’encourager ceux qui interviennent dans l’alphabétisation dans ce centre. « Je suis venu donc dire le soutien et l’engagement du gouvernement à continuer d’accompagner ce secteur pour qu’ils puissent contribuer davantage au développement de notre pays, à travers la formation spécifique, parce qu’il y a des centres où en plus de l’alphabétisation, les adultes sont formés à l’apprentissage de certains métiers », a-t-il déclaré.

 Les apprenants ont demandé au ministre de plaider auprès du gouvernement pour qu’à la fin de leur formation, elles aient des centres. Et le ministre en réponse à leurs doléances a assuré avoir pris note. 

« Pour ne pas perdre notre langue nationale, je suis venu m’inscrire »

Selon Alimata Dipama/Rouamba, chef de classe, les cours ont débuté le 2 février 2020 et tout se passe bien. « La formation se déroule comme il le faut. Tout le monde arrive à écrire et à lire. J’ai   fait l’école mais je ne suis pas allée loin, mais pour ne pas perdre notre langue nationale, je suis venue m’inscrire et apprendre. En plus, je peux lire la bible et la détailler comme il le faut», s’est-elle exprimée.

Alimata Dipama/Rouamba, chef de classe du centre  explique les motivations de son inscription à la formation en mooré

Le centre de Dassasgho  a été créé en février 2012, selon la responsable de la classe. Il œuvre dans l’alphabétisation et la formation des femmes et des jeunes filles en priorité. Pour l’année 2020, le centre compte 30 apprenants soit 25 femmes et 5 hommes. Ces apprenants font une formation de 3 à 4 mois à l’issue de laquelle, ils sont évalués par le ministère de l’éducation et ceux qui sont admis bénéficient d’une attestation.

Photo de famille des apprenants et des autorités pour marquer cette journée

 Ce centre dispose de 30 manuels de lecture, 30 manuels de calcul, 1 guide de lecture, 1 guide de calcul, 1 ordinateur portable, 1 projecteur et 2 hauts-parleurs. Il utilise l’outil informatique pour les apprentissages. C’est une approche dénommée  Computer Base Fonctional Literacy (CBFL) qui est l’Alphabétisation de Base Fonctionnelle par l’Ordinateur. Le promoteur de cette approche, The Stern Stewart Institute (TSSI), travaille au Burkina depuis 2004 dans l’éducation formelle et non formelle.

Alice Suglimani THIOMBIANO

Burkina 24

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