Burkina Faso : Des élèves de Bobo-Dioulasso font connaissance avec les cours en temps de coronavirus

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Le lundi 1er juin 2020 marque la reprise des cours dans les classes d’examen au Burkina Faso. Dans certains établissements de la ville de Bobo-Dioulasso, les acteurs essaient de respecter les mesures barrières mais l’effectivité s’annonce mitigée.

Pour cette reprise des classes, seuls les élèves en classe d’examens sont attendus au Lycée municipal Vinama Thiemounou Djibril (LMVTD). Les professeurs aussi sont au rendez-vous de l’appel du Ministère de l’éducation nationale. Mais les cours connaîtront des changements liés à la maladie à Coronavirus. « Nous avons réparti les élèves de chaque classe en deux afin de respecter la mesure de la distanciation physique de 1 mètre », affirme la Proviseure Micheline Djerma.

Le constat est le meme à l’école primaire privée Saint André de Bobo-Dioulasso. En plus de la disponibilité des kits de lavage de mains, les élèves ont été répartis dans plusieurs salles en vue de respecter la distanciation  dans les classes.

Les parents ont  été invités à leur donner des provisions en eau et en nourriture afin d’éviter d’éventuels attroupements dans les petits marchés à l’heure de la récréation.

Mais force est de constater que cette mesure ne tient pas toujours. « Hors des salles, les élèves veulent être en contact avec leurs amis. Certains veulent même se tenir dans les bras. Il faut aussi leur rappeler constamment qu’ils doivent garder leurs masques de protection  », fait remarquer l’enseignante Louise Sanou. La directrice Solange Davou de préciser que la seule mesure qu’ils adorent est le lavage des mains.

La tête aux vacances

Parlant de masques, cette école n’a reçu que la moitié de la dotation promise par l’inspection. D’où l’invite faite aux parents de doter leurs enfants en masques à travers un communiqué rédigé sur le tableau noir affiché à l’entrée de l’établissement.

Au Lycée provincial Mollo Sanou  et au Lycée Ouézzin Coulibaly par contre, certains élèves disent ne rien comprendre à la rentrée des classes. Ils font le récit d’une reprise plutôt mitigée avec certaines classes fonctionnelles et d’autres salles vidées de leurs professeurs.

Dans les quatre établissements où nous sommes passés, les enseignants déplorent une reprise timide due à un relâchement. « Les élèves se croyaient déjà en vacances», regrette Fidèle Daman.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

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