COVID-19 au Burkina : L’association « Dalobé » tend la main à des établissements du Passoré

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L’association « Dalobé » (« Ne jetez pas » en langue mooré) a fait de don de matériels le lundi 1er juin 2020 dans la province du Passoré à l’école primaire publique de Koussana et au Collège d’enseignement général (CEG) de Bouré. L’objectif est d’appuyer lesdits établissements dans le cadre de la reprise des cours pour les classes d’examen dans le contexte du COVID-19.

Avec l’avènement de la pandémie du COVID-19 au Burkina Faso, le gouvernement a pris des mesures en vue de freiner la propagation du virus. Parmi ces mesures, la fermeture des différentes écoles de formation. Plus de deux mois après la prise desdites mesures, le gouvernement, dans un souci de sauver l’année scolaire, a décidé de la réouverture des salles de classes pour les élèves des écoles de formation professionnelle et des classes d’examen.

Cette reprise a été conditionnée notamment par une dotation des écoles en matériels de protection afin de mettre à l’abri les apprenants et le personnel administratif. Dans cette dynamique et conformément à ses objectifs, l’association « Dalobé » ne s’est pas laissée prier. 

Le 1er juin 2020, les élèves des classes d’examens ont repris le chemin de l’école. L’association « Dalobé » a saisi l’occasion pour remettre des matériels de protection composés essentiellement de lave-mains, de bidons de savon liquide et de cache-nez à l’école primaire publique de Koussana et au Collège d’enseignement général (CEG) de Bouré dans la province du Passoré.

Des dons, mais aussi un rappel des doléances…

Du point de vue du directeur de l’école primaire publique de Koussana, André Bazié, jusqu’à la date du 1er juin 2020, son école n’a toujours pas acquis les matériels promis par le gouvernement pour assurer une reprise effective des cours. « Nous saluons le geste de l’association « Dalobé » en ce sens qu’avec ce don, nous pourrons effectivement rouvrir les salles de classes. J’ai 91 élèves en classe de CM2, ces matériels nous permettrons de les repartir dans les 6 classes de l’école afin de leur assurer une reprise sereine des cours », s’est-il réjoui.

André Bazié a souhaité cependant que le gouvernement puisse satisfaire les doléances des syndicats de l’éducation pour qu’ensemble ils puissent sauver l’année. « Sans la satisfaction de ses préalables posés par nos structures syndicales, nous serons obligés de respecter les mots d’ordre qui viendraient à être décrétés par nos corporations. Donc, l’Etat devra faire de son possible pour permettre de sauver l’année scolaire comme il l’entend », foi du syndicaliste.

Pour Léonard Sondo, représentant des parents d’élèves, ce geste de l’association « Dalobé » vient à point nommé ; car il permettra aux élèves de reprendre les cours dans un contexte marqué par le COVID-19. « Nous remercions l’association pour tout ce qu’elle fait pour les écoles de la localité et en particulier pour l’école de Koussana. Notre souhait est que l’année puisse bien se terminer », a laissé entendre Léonard Sondo.

Les donateurs du jour disent entendre poursuivre leur action en vue d’accompagner le gouvernement pour bouter la maladie hors des frontières du pays. En rappel, pour assurer une continuité des actions de l’association, son président d’honneur, Paul Sondo, a bien voulu passer la main à une équipe de jeunes conduite par Romaric Sondo.

Correspondance particulière

Pour Burkina 24

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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