Burkina Faso : Grève générale les 8 et 9 juillet 2020

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La fronde sociale qui avait connu une accalmie au Burkina Faso au regard de la maladie à Coronavirus s’apprête à être réchauffée. En assemblée générale le jeudi 18 juin 2020, la Coalition syndicale en lutte contre la baisse du pouvoir d’achat, pour les libertés et la bonne gouvernance a annoncé une grève générale les 8 et 9 juillet 2020.

La Coalition syndicale en lutte contre la baisse du pouvoir d’achat, pour les libertés et la bonne gouvernance avait suspendu la marche-meeting qu’elle comptait tenir le 17 mars 2020 du fait de l’existence de la maladie à coronavirus au Burkina Faso. Mais de l’avis du mouvement syndical, le gouvernement s’est caché derrière la maladie à coronavirus pour brimer les syndicats.

Lire Burkina : Les syndicats suspendent les marches-meetings du 17 mars 2020

« Le coronavirus a été utilisé comme une enveloppe forestière dans laquelle le gouvernement s’est englué  pour taper sur le mouvement démocratique. Suspensions de salaires de femme en congé de maternité, affectation de journaliste décédé, convocation de journalistes dans des gendarmeries », soutient Bassolma Bazié, porte-parole des syndicats en lutte.

Au regard des éléments qu’il a cités, pour Bassolma Bazié, « il fallait que le mouvement syndical sorte ». Partant, les travailleurs ont été invités à une assemblée générale le jeudi 18 juin 2020 à l’issue de laquelle des décisions ont été prises. « Des meetings seront tenus le samedi 4 juillet 2020 à 8 heures sur l’ensemble du territoire (…) A l’issue de ça, nous allons engager une grève le mercredi 8 et le jeudi 9 juillet 2020 également sur l’ensemble du territoire », a fait savoir le porte-parole des syndicats en lutte.

Vidéo – Revivez la déclaration de Bassolma Bazié

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Les meetings et la grève annoncés sont, selon Bassolma Bazié, « des actions à court terme ». Pour les « actions à long terme », poursuit-il, « nous n’allons pas dévoiler toutes les batteries. Nous sommes en train d’arriver ». Mais précise Bassolma Bazié, ces actions sont « un appel » lancé au gouvernement pour dire qu’il y a « des dizaines de gouvernements qui se sont succédés dans notre pays, mais ils n’ont jamais pu mettre le mouvement syndical à genou (…) Nous allons aller jusqu’à la victoire », promet-il.

Salaires suspendus : Plus de 73 millions récoltés

A la date du 26 mai 2020, 73 800 000 F CFA ont été récoltés pour soutenir les fonctionnaires dont les salaires avaient été suspendus. « 80% des soutiens sont venus des camarades du ministère de l’éducation nationale (…) Des gens à la retraite sont venus ici apporter leur contribution », a indiqué Souleymane Badiel, Secrétaire général de la Fédération des syndicats de l’éducation.

En rappel, les salaires de plus de 730 agents de la fonction publique burkinabè ont été suspendus après des mouvements d’humeur. Selon les syndicats, aucune raison n’a été avancée par le gouvernement pour justifier cette mesure.

En rappel, les raisons données par la Coalition syndicale en lutte contre la baisse du pouvoir d’achat, pour les libertés et la bonne gouvernance pour aller en grève portent sur cinq points.

Il s’agit de l’arrêt du pillage du patrimoine national, le respect des libertés, la lutte contre la vie chère, l’annulation du prélèvement de l’IUTS sur les primes et indemnités des travailleurs du privé, du para-public et du public et le dernier point a trait à la promotion de la bonne gouvernance. 



Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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