Burkina : Des OSC plaident pour une amélioration des politiques minières, semencières et foncières

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Les membres du programme de Souveraineté Alimentaire et Droits Citoyens des Unités Familiales au Nord et au Centre Nord du Burkina Faso (SADC-UF) ont dénoncé, le jeudi 25 juin 2020 à Ouagadougou, des problèmes de développement rural durable et inclusif. Face à la presse, il a été question pour eux d’interpeller l’Etat et de soulever les difficultés liées à la politique semencière, au domaine du foncier et à la question des mines.

Les membres des organisations membres du programme de Souveraineté Alimentaire et Droits Citoyens des Unités Familiales au Nord et au Centre Nord du Burkina Faso (SADC-UF) ont décidé de mutualiser leurs efforts afin d’assurer un mieux vivre dans les localités rurales, à savoir les régions du Nord et du Centre-Nord du Burkina Faso.

« Le changement que vise notre programme commun « SADC-UF » est de parvenir à un monde rural organisé et influent, basé sur des unités familiales dynamiques, entreprenantes et soudées, qui est souverain sur le plan alimentaire et qui poursuit ses propres ambitions de développement dans le respect de l’environnement et des principes de bonne gouvernance et d’équité », a expliqué Mariam Badini, présidente du Comité de Pilotage SADC-UF.

Face aux préoccupations liées aux politiques minières, semencières et foncières, elle et ses collaborateurs croient « qu’il s’agit tout simplement d’un bradage de nos ressources au profit d’intérêts étrangers à ceux du peuple ».

Pour ces derniers, le débat est on ne peut plus clair. Toute exploitation doit se faire de façon consensuelle avec les membres de la localité concernée, selon eux. « Quand nous parlons de consentement éclairé nous disons que l’Etat doit prendre des dispositions et aider les populations à s’organiser de telle sorte que dans le processus d’exploitation, ils puissent donner leurs avis », a déclaré Yempani Lankoandé, secrétaire général adjoint du Bureau exécutif de l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ).

« Nous demandons de respecter l’article 14 de la Constitution »

Les membres du programme de SADC-UF plaident pour le respect de l’article 14 et de l’amélioration de leur condition de vie.

« Dans le domaine du foncier, nous plaidons pour une sécurisation collective des terres pour les communautés et les unités familiales, en prenant en compte les opportunités pour les femmes, les jeunes et les générations à venir. Sur la question des mines, le programme milite pour que l’exploitation minière soit soucieuse des intérêts des populations futures (…). Pour ce qui concerne les semences paysannes, notre conviction est qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura jamais de souveraineté alimentaire sans autonomie semencière », a insisté Mariam Badini, la présidente du comité de pilotage.

Du reste, les membres du programme rassurent de leurs actions sur le terrain afin de mener à bien leurs activités. « Nous menons des actions de sensibilisation envers les populations locales, de conscientisation et d’explication des textes », a rassuré le secrétaire général adjoint de l’ODJ, Yempani Lankoandé.

Il faut noter, en rappel, que les institutions qui constituent le programme sont l’Association Sougri Nooma pour le Développement des Initiatives (ADIF), l’Association Interzone Pour le Développemnt en Milieu Rural (AIDMR), l’Association Monde Rural (AMR) , Broederlijk Delen (BD), l’Association Diobass Burkina Faso, l’Institut Africain pour le Développement Economique et Social (INADES-Formation Burkina Faso), le Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP), l’Organisation Démocratique de la Jeunesse du Burkina Faso (ODJ), l’Union des Groupements Naam de Koumbri (UGNK) et l’Union des Groupements Naam de Ninigui (UGNN).

Corine GUISSOU (Stagiaire)

Burkina 24 



Rédaction B24

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