Burkina : Le  fonds de consolidation de la paix au Burkina Faso en cours de réadaptation

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Les membres du comité conjoint d’orientation du fonds de consolidation de la paix (Peacebulding Fund ou PFB) au Burkina Faso, se sont réunis ce vendredi 26 juin 2020 à Ouagadougou. L’objectif de cette rencontre est d’apprécier l’état d’avancement des projets mis en œuvre  et de donner des orientations pour la programmation 2020.

Le  Burkina a bénéficié, depuis 2019  de l’accompagnement du Fonds de consolidation de la paix (Peacebulding Fund ou PFB) du Système des Nations Unies (SNU), pour la mise en œuvre de plusieurs  projets dans les  régions les  plus touchées par la crise sécuritaire.

Au niveau stratégique,  ces projets sont orientés  par le comité conjoint d’orientation. C’est pourquoi, ses membres se sont réunis pour étudier les actions menées afin de formuler des recommandations.

Ils  appuient  la gestion pacifique des crises, améliorent la confiance entre la population, l’administration et les FDS et promeuvent  la culture de la paix ainsi que   la cohésion sociale. « Ces projets viennent en appui pour tout le travail que l’Etat fait sur le terrain, à travers le Programme d’Urgence pour le Sahel (PUS) et aussi les investissements qui sont faits à travers le programme d’appui au développement des économies locales», a déclaré Norbert Kohoun conseiller technique du ministre délégué de l’administration territoriale.

Norbert Kohoun, conseiller technique du ministre délégué de l’administration territoriale

En ce qui concerne  l’état d’avancement des projets, il a affirmé que des fonds ont été débloqués. « On a atteint au moins 48% des fonds qui ont été débloqués et pour ce qui concerne la réalisation physique sur le terrain nous sommes autour d’un taux de 25% et pour la réalisation financière, autour d’un taux de 23% », a-t-il ajouté.

Les projets PFB sont mis en œuvre sur le terrain par les agences des Nations Unies telles que le  Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR), etc. Leur mise en œuvre a rencontré des  difficultés. Il s’agit de  la dégradation de la cet  l’apparition de la maladie à coronavirus. A en croire M. Kohoun, la difficulté majeure est le  déplacement massif des populations.

 Metsi Makhetha, coordinatrice  Résidente du SNU au Burkina a laissé entendre que la rencontre est importante pour les partenaires et les Nations Unies au regard de l’évolution de la situation sur le terrain.

Metsi Makhetha, coordinatrice  Résidente du SNU au Burkina a affirmé que le fonds de consolidation de la paix permet la flexibilité  et l’investissement dans des endroits qui sont dits à risque 

 « L’importance, c’est voir la puissance de ce fonds. Comment il peut être déployé vraiment pour une situation qui requiert toute sorte d’adaptation, avec le focus sur les priorités, la confiance des populations, la gestion pacifique des conflits que nous avons tous en tant qu’humanité et surtout la résilience au niveau social et la culture de la paix », a-t-elle affirmé.

Ce fonds est estimé à 14 millions de dollars. Metsi Makhetha a déclaré qu’avec l’évolution de la situation, des investissements additionnels, à hauteur de 7 millions 700 dollars sont prévus pour 2020

 A l’issue de cette rencontre, il est attendu des participants, un diagnostic des difficultés. Norbert Kohoun a déclaré que les gouverneurs des régions concernées, présents à la rencontre feront   une appréciation réelle de ce qui a été fait sur le terrain afin de permettre à l’ensemble de voir le mécanisme à mettre en œuvre pour booster la réalisation des projets PFB. Il s’agit d’adapter la situation au terrain .

Alice Suglimani THIOMBIANO

Burkina 24

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