UNICEF : Smarty, ambassadeur de la cause de l’enfant

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L’artiste rappeur Louis Salif Kiékiéta dit Smarty a été installé officiellement dans ses fonctions d’ambassadeur national de bonne volonté de l’UNICEF au Burkina Faso, ce vendredi 26 juin 2020 à Ouagadougou. Il fait ainsi partie de la centaine d’artistes, d’athlètes et de personnalités à travers le monde qui mettent leur talent au service de la promotion des droits de l’enfant.

« Il n’y a pas meilleure personne que quelqu’un qui a lui-même souffert dans son enfance pour comprendre la souffrance des enfants et se faire le messager des voix des enfants », dira Anne Vincent, représentante de l’UNICEF au Burkina.

Mais c’est  surtout aussi fort de son parcours de vie, de la qualité de son travail,  que Smarty est aujourd’hui fait ambassadeur de l’UNICEF.

« Il est déjà très apprécié dans notre bureau régional à Dakar et au bureau à New-York. Ce n’était pas très difficile de se laisser convaincre par la qualité du travail de Smarty », explique Anne Vincent mais c’est surtout, ajoute-t-elle « parce qu’il a un cœur grand quand il s’agit de la cause des enfants. Il a été lui-même un enfant pas toujours heureux et je crois que je crois qu’il a ce pouvoir de porter les messages de l’unicef dans chaque foyer du Burkina ».

Cette qualité de travail, lui aurait valu à l’ex-membre du groupe Yeelen d’être Prix découverte en 2013.  Evoluant en solo après la séparation du groupe en 2001, le rappeur et chanteur burkinabè ne dérogerait pas à son style. Smarty fait de la musique un puissant vecteur de messages forts, mais aussi de son art un outil de sensibilisation pour des causes nobles.

Aux côtés de l’UNICEF, en 2019, il fait le tour des régions pour sensibiliser contre le mariage précoce à travers son titre « Ombre de la nuit », et récemment rappelle les gestes barrières contre le Covid-19 avec « Monsieur corona ».

 Pour cette  nouvelle tâche, il mesure déjà la responsabilité qui l’attend. Néanmoins, il prend cette désignation comme un honneur à sa carrière ; carrière qui selon lui, ne serait rien sans le soutien du peuple du Burkina.  « La responsabilité qui m’engage aujourd’hui est une responsabilité assez lourde. Parler au nom des enfants n’est pas une chose facile parce qu’il faut soi-même être clean comme on dit ».

C’est avec émotion et rappelant son enfance que l’artiste a dit sa reconnaissance à tous ceux qui ont cru en lui :


« Moi qui dès l’âge de 8 ans ai  été un peu comme une victime de la mésentente entre une mère et un père et je me souviens je l’ai chanté avec le groupe Yeelen dans le second album. J’avais fait 14 ans sans voir ma maman et je pense que cette chanson a été une énergie qui l’a appelée et 14 ans après, nous a permis de nous revoir. Cela a été une séparation difficile d’autant plus que j’ai vu passer beaucoup de choses dans la vie, j’ai dû arrêter l’école, pas par choix mais par manque de moyens, ça ne m’a pas découragé. J’ai fait de petits boulots comme boy, parkeur avant de finir dans la musique. C’était surement la voie qui m’était prédestinée, la voie par laquelle j’allais être le plus utile à ma communauté et à mon monde. J’ai toujours voulu être utile et je pense que je suis au sommet de l’utilité ».


Revelyn SOME

Burkina24

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