Burkina Faso : « Le ministère de la jeunesse traverse un moment très difficile dans sa gestion » (Amadé Zono)

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Le non-respect de la plateforme revendicative, son traitement et la situation au ministère de la jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes (MJPEJ), sont les reproches faits par les membres du Syndicat National des Travailleurs des Secteurs de la Jeunesse, de l’emploi et de la formation professionnelle (SYNAJEFP) à leur ministre de tutelle, Salifo Tiemtoré.

Les premiers responsables du syndicat national des travailleurs des secteurs de la jeunesse, de l’emploi et de la formation professionnelle (SYNAJEFP) ont dénoncé le non-respect de la plateforme revendicative et la situation au niveau de leur ministère lors d’une conférence de presse animée, ce samedi 27 juin 2020.

Cette plateforme revendicative s’articule autour de sept points que sont la gestion des carrières, les conditions de travail, les questions indemnitaires, l’organisation institutionnelle du ministère et des projets et programmes, la gestion du personnel, la gestion des finances et du matériel au sein du département, et enfin l’affectation des agents du ministère.

Le secrétaire du SYNAJEFP, Amadé Zono, a confié qu’ils ont cherché à rencontrer le ministre mais en vain. C’est finalement dit-il, « le secrétaire général du ministère qui improvisera une rencontre avec notre structure le 13 mai 2020 au cours de laquelle il dit vouloir recueillir nos préoccupations pour les transmettre au ministre ».

Cette attitude des premiers responsables du ministère les amène à s’interroger sur la sincérité de l’ouverture au dialogue. « Elle est la preuve du mépris de l’autorité face aux légitimes et pressantes revendications des travailleurs de notre département », a-t-il relevé.

Un saccage des missions

A en croire Amadé Zono, le ministère de la jeunesse et de la promotion de l’entrepreneuriat, traverse actuellement un moment très difficile dans sa gestion. « On assiste à un saccage des missions techniques du ministère au profit des missions purement politiciennes et de propagande politique et surtout d’une mauvaise gestion du dialogue par son premier responsable, monsieur Salifo Tiemtoré en personne », a-t-il dit.

Il a poursuivi également que la plupart des postes stratégiques dans ce ministère ne sont pas confiés aux techniciens dudit ministère. « Tout se passe comme s’il existait une offre publique d’achat pour les postes stratégiques dans notre département »,  a-t-il laissé entendre.

Selon toujours le secrétaire général du SYNAJEFP, le ministère, peine à faire asseoir une véritable politique de formation professionnelle pour développer les compétences des jeunes et favoriser leur insertion professionnelle. A titre illustratif, confie-t-il, «le budget de l’achat des matières d’œuvre pour l’organisation des examens de la certification est resté bloqué à 400 millions de FCFA depuis 2019 et ce jusqu’en 2021 ».

Il a qualifié également de « mouta mouta » la gestion du ministère dans les ressources financières et du carburant qui lui sont alloués.

La transparence dans le carburant alloué au MJPEJ

De ce fait, le SYNAJEFP a des exigences qui sont, entre autres, l’examen de sa plateforme revendicative pour apporter des réponses idoines dans un délai raisonnable, le respect des dispositions règlementaires relatives aux examens de la certification, session 2020 et la transparence dans le carburant alloué au ministère.

Le SYNAJEFP a également réaffirmé son opposition à l’extension de l’IUTS sur les primes et indemnités des travailleurs du public. Sur ce, il a appelé l’ensemble des travailleurs de son département à se mobiliser pour la réussite de la grève générale des 8 et 9 juillet prochains.

Willy SAGBE (Stagiaire)

Burkina 24  

 

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