Littérature au Burkina : « Possibo la Diabolaise », le nouveau-né de Adama Kaboré

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Ce samedi 27 juin 2020 juin 2020 a eu lieu la dédicace du livre « Possibo la diabolaise » à Ouagadougou. Cette œuvre de Adama Kaboré traite plusieurs thèmes dont le mariage forcé et les attaques terroristes.

Après la publication de sa première œuvre, «Faste désastre », Adama Kaboré est de retour avec sa nouvelle production, « Possibo la Diabolaise ». Elle est une œuvre à la fois historique, autobiographique et imaginaire selon son auteur.

« Tout un pan de l’itinéraire de Possibo la Diabolaise s’identifie aussi à mon parcours, notamment son lieu de naissance qui est Abidjan, son retour dans la commune rurale de Diabo, où elle a fait ses études primaires, au village de Segha avant d’aller poursuivre ses études secondaires au CEG Yamyolgo de Diabo. Possibo va s’enfuir pour venir à Ouagadougou afin d’échapper à un mariage forcé. A partir de là, nous rentrons dans l’imaginaire qui traite d’un thème aussi qui est réel dans la commune de Diabo (le mariage forcé) », a-t-il détaillé.

Adama Kaboré a dédicacé officiellement sa 2e œuvre, Possibo la Diabolaise

La commune rurale de Diabo est magnifiée dans l’ouvrage, à travers son historique et ses valeurs culturelles. « Quand on prend le volet pratique, en matière de culture en communauté, l’œuvre met en exergue les valeurs culturelles de la localité, le modèle de danse (…). Elle aborde les pratiques culturales notamment la culture de la patate », a-t-il affirmé. 

Les thèmes d’actualités abordés sont entre autres le mariage forcé, les attaques terroristes, la pollution, la politique, c’est-à-dire les actions du président du Faso qu’elle interpelle parfois.

L’ouvrage de Adama Kaboré laisse voir Diabo tel une commune rurale où règne le melting-pot. A en croire le parrain, Issoufou Saré qui s’est procuré 25 livres pour les élèves de sa commune, l’œuvre évoque une histoire intéressante dans ce contexte où le vivre ensemble est mis à mal.

« Beaucoup parmi nous détiennent un pan de notre histoire qui va peut-être intéresser les futures générations et il sera souhaitable que nous puissions nous mettre à la tâche. En attendant que tout le monde le fasse, si d’autres le font, il faut les accompagner, les soutenir, les appuyer », a-t-il justifié.

« Possibo la Diabolaise » est une œuvre de 148 pages. Elle est disponible dans les différentes, librairies de Ouagadougou et au Burkina, ainsi que dans les alimentations au prix de 4000F.

Alice Suglimani THIOMBIANO

Burkina 24

Il y a 1 commentaire

  1. Vraiment émouvant. J’ai loupé la cérémonie pour des raisons socio professionnelles mais je me procurerai de ce précieux sesame. Plein succès

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