Extradition de François Compaoré : Un « acharnement politico-judiciaire »

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Le Mouvement pour le Retour de Blaise Compaoré (MPRBC) a qualifié ce  lundi 29 juin 2020 l’extradition de François Compaoré « d’acharnement Politico-judiciaire » au cours d’une conférence de presse. Il a également  demandé le report des élections présidentielles prochaines.

Le constat de l’échec du gouvernement face à la préoccupante question du terrorisme, la nécessité de faciliter le retour des exilés politiques et les élections sont les trois points qui ont été  analysés au cours de la conférence de presse animée par le Mouvement pour le Retour de Blaise Compaoré (MPRBC). 

« C’est de l’acharnement politique parce que toutes les lois ont été violées »

Affirmant que  depuis l’accession à la magistrature suprême du président Roch Kaboré, le Burkina a maille à partir avec une horde de barbares qui sème et ruine désolation, le MPRBC a trouvé qu’il est  nécessaire de faciliter le retour de Blaise Compaoré et  des exilés politiques afin de permettre la réconciliation et l’unité nationale qui peuvent  être un atout majeur dans la guerre que mène le Burkina.

 « Nous prônons le retour de Blaise Compaoré parce que nous avons compris et nous avons vu qu’il a dirigé le Burkina Faso pendant 27 dans une certaine  stabilité aussi bien sur le plan sécuritaire et économique. Nous voyons qu’il y a de l’expertise  comme compatriotique, le président Blaise Compaoré, qui chôme dehors. Nous  pensons qu’il pourra apporter son expertise dans cette situation », a justifié le coordonnateur du MPRBC, Mamadou Abdel Traoré.

En ce qui concerne l’extradition de François Compaoré, le mouvement  a soutenu  que ce dernier subit  un « acharnement politico-judiciaire ». « C’est de l’acharnement politique parce que toutes les lois ont été violées et la cour de cassation a rendu la décision favorable à l’extradition. Une partie du PV qui a été envoyée à la demande de la justice française par le juge d’instruction où il a fait dire des propos où  en son temps l’enquête indépendante, le   témoin n’en avait pas parlé. Il y a falsification de PV comparativement  à l’ancien et le nouveau », a-t-il déclaré.

Le MPRBC a interpellé par ailleurs, la France sur la saisie du  sens, de la portée et du  fondement de l’accord de coopération judiciaire entre le Burkina et la France ainsi que la question de l’extradition de François Compaoré.

 « Le non-respect de la séparation des pouvoirs par le président français Macron qui promettait le 28 novembre 2017 à l’université de Ouagadougou, l’extradition de François Compaoré, avant la réception du dossier complet d’extradition par la justice française, nous fait légitimement croire à un deal politique mouta-mouta entre les présidents français et Burkinabè sur cette affaire », a laissé entendre le coordonnateur du MPRBC.

« Il  est impossible de tenir les élections à la date prévue … »

Pour la tenue des élections présidentielles et législatives, le mouvement a jugé  qu’il est impossible de tenir les élections à la date prévue sans remettre en cause le principe constitutionnel du suffrage universel. Par conséquent, il a proposé  un agenda politique en 3 points.

Il s’agit de l’ouverture d’un dialogue national impliquant toutes les couches sociales  et politiques qui aboutira à la mise en place d’une période de recherche et de signature d’un nouveau contrat social au soir du 28 décembre prochain, l’engagement du processus de réconciliation nationale et du retour des exilés politiques pendant la période de la recherche du nouveau contrat social, ce , à la recherche de l’unité nationale et le respect du calendrier du processus de réconciliation et ne ménager aucun effort pour la restauration de l’intégrité du territoire pendant la même période pour une tenue effective des élections.

Alice Suglimani THIOMBIANO

Burkina 24

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