Examens scolaires : Une association offre des cours d’appui gratuits aux élèves déplacés à Ouahigouya

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L’Association Enfants Épanouis du Yatenga (ASEEPY) a apporté son soutien technique aux élèves déplacés de la cité de Naaba Kango. Durant un mois, les membres de cette association ont renforcé les capacités des élèves en classe d’examen du primaire et du post-primaire, avant de prendre conger d’eux le samedi 4 juillet 2020.

C’est une équipe composée de jeunes enseignants qui veut œuvrer pour le maintien de l’enfant du Yatenga à l’école. La province du Yatenga compte des miliers de deplacés interne, conséquence de la crise sécuritaire que traverse notre pays. Les enfants paient un prix fort dans ces déplacements de population en abandonnant leurs études et leurs lieux de loisir. Grâce aux ONG et aux autorités éducatives, ces enfants ont pu intégrer des écoles et des lycées. Malheureusement, le retard causé par ces déplacements joue sur le niveau scolaire de ces enfants. La crise sanitaire due à la COVID 19 a contribué à degrader le niveau des élèves deplacés. Pour apporter sa touche à la resussite de ces enfants, les membres de l’ASEEPY, tous des acteurs de l’Education nationale ont décidé de regrouper les élèves deplacés en classe d’examens sur deux sites en vue de poursuivre leurs encadrements. Les élèves de la classe de CM2 ont suivi, un mois durant, des cours intensifs de rattrapage à l’école primaire de Gondologo et les élèves de la classe de 3e au lycée Communal de Ouahigouya. Ces enseignants du primaire et du secondaire, membres et non membres de l’association, se sont engagés volontairement dans cette action.

Conformément aux directives des autorités locales en charge de l’Education, les activités des 180 élèves du primaire ont pris fin le samedi 4 juillet 2020 au cours d’une sobre cérémonie. Les 23 élèves de la 3e devront rester jusqu’à la fin des examens du BEPC, car “les élèves qui seront admis à composer le second tour bénéfieront d’encadrement intensif et accéléré avant la composition”, explique le secrétaire chargé du plaidoyer et des relations extérieures de l’ASEEPY, Harouna Kiemdé.

Le Directeur de l’école primaire de Gondologo A, Sayouba OUEDRAOGO, qui a reçu un effectif important d’élèves deplacés affirme que l’initiative va apporter un plus à la réussite de ses élèves lors de l’examen du CEP. “Plus de 180 élèves sur un effectif de 208 élèves au CM2 ont bénéficié de ces cours d’appui qui ont débuté le 1er juin dernier”, precise le Directeur. «Avec l‘arrêt des cours suite à la maladie à COVID-19, il fallait user de plusieurs stratégies pour combler le manque à gagner pour ces élèves en classe d’examen. C’est pourquoi, lorsque nous avons eu écho de la volonté de ces collègues constitués en association de nous soutenir, nous avons avec l’accord de la hiérarchie donné notre position favorable. C’est ainsi qu’avec les titulaires des classes CM2, nous avons fait une coordination pour qu’il y ait une bonne complémentarité dans les contenus que l’ASEEPY donnera aux enfants avec ce que les élèves ont déjà appris. J’avoue que depuis la reprise, ces collègues font ces cours d’appui chaque samedi soir et chaque dimanche matin. Cette initiative est salvatrice pour nos élèves qui iront aux examens dans quelques jours”, s’est-il réjoui.

Neebnooma Fatimata Ouédraogo est élève en classe de CM2, à l’école de Gondolgo A et elle devrait affronter la composition du certificat d’étude primaire dans quelques jours. Pour elle, l’action de l’ASEEPY est à saluer dans la mesure où les cours leur ont permis de renforcer leurs capacités. « Nous remercions grandement l’ASEEPY pour son geste à notre endroit. Nous lui souhaitons une longue vie et surtout beaucoup de réussite dans ses activités », a déclaré la candidate au CEP, session 2020.

Cette association qui regroupe exclusivement des acteurs de l’Education nationale (enseignants du primare et du secondaire et personnel administratif) s’est donc fixée pour objectifs de «contribuer à l’accélération de la scolarisation des enfants du Yatenga et de leur maintien dans le système scolaire, créer des cadres d’apprentissage gratuit; renforcer l’enracinement de la culture locale; créer des cardes d’épanouissement des enfants, sensibiliser et former les acteurs de l’éducation sur le droit de l’enfant ; travailler à éliminer toute entrave à l’évolution normale des enfants du Yatenga », a fait savoir le secrétaire chargé du plaidoyer et des relations extérieures de l’ASEEPY, Harouna Kiemdé.

Rédaction B24

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