Tribune – Alerte : dépassement des capacités du Burkina Faso

922 2

Ceci est une tribune d’un citoyen sur les naissances au Burkina Faso.

Le Burkina Faso est un pays qui s’étale sur une superficie de 274 220 km². De cette superficie se dégage un potentiel en terres agricoles de 9 millions d’hectares. Sur ces terres agricoles, on cultive des céréales, des tubercules, des oléagineux, des légumineuses, des légumes, des fruits, de la canne à sucre. On élève également des animaux (bovins, ovins, caprins, porcins, volaille, poissons).

Chaque Burkinabè consomme des quantités variables des aliments précités. Les rendements des spéculations varient d’une année à une autre ; mais pour chaque spéculation on peut très bien ranger les valeurs des rendements dans une fourchette. On peut donc estimer le nombre de Burkinabè que le Burkina Faso peut accueillir de manière autonome et durable.

En considérant les valeurs minimales des rendements et les consommations des Burkinabè, nos calculs nous indiquent que le Burkina Faso peut accueillir 8 001 382 Burkinabè. Avec les valeurs maximales des rendements, le Burkina Faso peut accueillir 18 059 265 habitants. Nous concluons donc que le Burkina Faso peut accueillir entre 8 001 382 et 18 059 265 Burkinabè. On peut atteindre (et même dépasser sans problème) le nombre 8 001 382. Par contre, le nombre 18 059 265 est inaccessible car les données utilisées pour l’avoir ne peuvent être atteintes facilement au Burkina Faso.

Le 5ème recensement général de la population et de l’habitat a été fait du 16 novembre au 15 décembre 2019. Les résultats de ce recensement sont prévus pour entre août et novembre 2020. Mais en attendant, les projections indiquent que le Burkina Faso a compté 20 244 080 habitants en 2018 (avec une diaspora de plus de 9 millions d’âmes – selon le décompte fait par le ministre des Burkinabè de l’extérieur au détour d’une interview accordée au journal Le Pays). Il est donc clair que le Burkina Faso a dépassé les capacités naturelles du pays à supporter de façon autonome et durable sa population.

Le taux d’accroissement naturel au Burkina Faso est strictement positif. Chaque année, il y a des centaines de milliers de nouveaux Burkinabè. Le problème c’est qu’actuellement nous nous retrouvons avec environ 2 millions de personnes en insécurité alimentaire (parmi lesquelles des milliers de personnes en urgence alimentaire).

Si rien n’est fait, ce nombre augmentera d’année en année. Les aides des pays amis et des organisations humanitaires nous permettent d’atténuer un peu les effets de l’insécurité alimentaire. Mais ces aides ne sont pas pérennes. A partir du moment où ces pays amis et organisations humanitaires ne pourront plus nous aider (celui qui dort  sur la natte du voisin dort à terre, dit-on), chacun peut déjà imaginer les conséquences.

Nous pensons donc qu’il est grand temps que les pouvoirs publics aient le courage de mettre en œuvre des politiques de limitation des naissances et de contrôle de la population (comme ce qui a été fait en République Populaire de Chine).

Le problème c’est qu’au Burkina Faso, la religion occupe une place prépondérante. Cette même religion enseigne que Dieu a dit aux Hommes de se multiplier et de remplir la terre. Mais cette même religion enseigne aussi que Dieu a créé l’Homme à son image, c’est-à-dire un être intelligent. Nous pensons que l’Homme est suffisamment intelligent pour comprendre que si la terre est remplie, il faut arrêter de se multiplier.

La terre Burkina Faso est remplie : il faut ramener la population dans des proportions que le pays pourra supporter, pendant qu’il est encore temps. Les signes de la sélection naturelle sont déjà en place. Il est donc urgent d’agir maintenant !

Un citoyen



B24 Opinion

Les articles signés B24 Opinion sont soumis par nos lecteurs et/ou des libres penseurs et n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

Article similaire

Il y a 2 commentaires

  1. Analyse logique mais fausse dans son essence…
    Tu peux n’avoir qu’une personne à en prendre soin sans jamais y parvenir.
    Tout comme tu peux avoir 100 personnes à en prendre soin et pouvoir l’assurer. Le problème n’est pas dans le nombre; mais la Façon dont on prépare et organise ce nombre. Si petit, le nombre est certes facile à éduquer, à former, responsabiliser, mais cela ne garantit pas une victoire contre les adversités et les défis à venir. Mais si grand aussi, le nombre peut être bien organisé, éduqué, responsabilisé et produira plus d’impact même au-delà de ses frontières.
    Pensez-vous que la richesse de la Chine vient de l’intérieur de son territoire? Pensez-vous que cette richesse vient de sa politique de restriction des naissances? Non, c’est plutôt de son savoir- exploiter son 1milliard et demi de chinois à travers l’humanité. Ce que vous oubliez, c’est que la Chine est le concentré de toutes les savoirs faire en termes de productions, de créativité, de modèles, d’innovation, d’invention, etc. Et cela, elle le doit à sa nombreuse population qui a infesté tous les milieux sociaux professionnels de tous les pays et continents, et qui vole les savoir-faire des autres pour les améliorer. Pour preuve, même les lance-pierres africains sont aujourd’hui chinois, les tiges des brochettes que nos bouchers utilisent sont chinois, le piment en poudre pour la viande grillée est devenu chinois… Que dire du Faso danfani? Que dire de certaines voitures de marque occidentale dont le nom a été simplement rebaptisé? Que dire des chinoises qui vendent des baignées aux côtes de nos sœurs dans certains pays africains et les nuits se retrouvent avec nos parents insensés pour leur soutirer de l’argent moyennant des insanités abominables? Où qu’il soit chaque chinois et chinoise contribue de toute manière au développement de son pays. Ce qui n’est pas le cas pour nos populations africaines! Ils sont combien de grands richards Burkinabè au Ghana et en Côte d’Ivoire qui n’ont aucune contribution pour le développement du Faso? Allons-nous parler de la contribution de la petite gens à l’intérieur et à l’extérieur du Pays? Pas la peine ! Déjà même au milieu des éclairés, céder une partie de son salaire devient la mer à boire!… Avant tout, tout est État d’Esprit !
    C’est pour vous dire que le nombre n’a jamais été le nœud du problème de développement des pays bien organisés, mais plutôt pour les pays qui ne savent pas s’organiser. Et ça, même la Chine ne l’avait pas compris au départ. C’est pourquoi elle a appliqué cette idée occidentaliste de limitation des naissances de manière drastique. Et l’Africain d’antan connaissait bien limiter ses naissances; seulement il le faisait en phase avec la nature. Le fait de ne pas mettre au monde comme des animaux, et observer un espacement de trois ans déjà en soi limite les naissances….Je m’arrête-là.

  2. Article pertinent. Les statistiques sur le rythme de progression de la population Burkinabe nous parlent en effet: 7,8 millions au recensement de 1985 a 20 244 080 estimation en 2018, c’est ahurissant. C’est une question essentielle relevant de responsabilites surtout individuelles et communautaires.

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *