Criminalité au Burkina : Un réseau de 23 présumés malfrats présentés à Pô

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La Gendarmerie nationale a démantelé un réseau de présumés malfrats. Spécialisés dans le vol à mains armées, ces derniers ont été présentés à la presse ce jeudi 9 juillet 2020 à Pô.

23 personnes mises aux arrêts, 26 motocyclettes, 3 tricycles et une camionnette saisies. C’est la composition du coup de filet de la gendarmerie nationale. « Suite aux multiples assassinats, vols à mains armées et cambriolages perpétrés dans la ville de Ouagadougou, une personne a interpellé la gendarmerie. Une enquête circonstanciée a été ouverte par la gendarmerie de Pô », a indiqué le Commandant de la gendarmerie territoriale de Pô, l’Adjudant Mohamed Koné.

Sur le mode opératoire du réseau, l’Adjudant a informé que les « malfrats » opéraient surtout dans la ville de Ouagadougou et sur le corridor de la Route Nationale 5 (RN5). Selon ses propos, c’est avec des armes automatiques ou des armes blanches que les  « délinquants » agressaient leurs victimes avant de les dépouiller de leurs biens. Suite aux enquêtes, la gendarmerie a fait savoir que des victimes ont perdu la vie ou ont été blessées lors de leurs rencontres infortunées avec les malfrats.

10 des 23 présumés malfrats mis aux arrêts

Selon les propos du Commandant de la compagnie de gendarmerie de Pô,  le Lt Boukary Drabo, les victimes privilégiées de ces délinquants étaient des femmes. Il a alors appelé la gente féminine à redoubler de vigilance et à éviter de se mettre dans certaines situations. « Evitez les déplacements inutiles, surtout nocturnes. Et évitez de progresser seule. Il y a des gens qui partent danser et à 2 heures ou 3 heures du matin, ils prennent la route seuls. Ce n’est pas intéressant. Même les hommes ne sont pas épargnés », a-t-il clamé.

« Une affaire dans une affaire »

Les engins retirés des mains des victimes étaient acheminés vers le Ghana en utilisant la camionnette saisie. De là-bas, les délinquants faisaient le recel des engins. A écouter le Lt Boubary Drabo, c’est à la suite de l’assassinat de la femme enceinte à Ouagadougou que les enquêtes ont débuté. Les deux affaires sont donc liées. « C’est une affaire dans une affaire », dit-il. Il faut noter qu’il a fallu une dizaine de jours d’enquête afin d’avoir ces résultats.

Du côté des victimes, ce sont des sentiments de joie qui les animent. Même si beaucoup n’ont pas reconnu leurs engins car ayant subi des modifications, les réactions sont toutes joyeuses. « Ils ont croisé ma sœur, menacé et récupéré ma moto à Ouagadougou. Dieu merci, elle n’était pas blessée. Cela fait presque une année que c’est arrivé. Quand je suis venue, je n’ai pas reconnu ma moto car ils ont changé sa couleur. Mais je suis très contente », a témoigné une victime du réseau de gangs. Les cartes grises et les numéros de série étaient également refaits avec la complicité d’autres personnes.

Une partie des engins saisis entre les mains des présumés malfrats

Cependant, certains malfrats ont réussi à passer à travers les mailles du filet et sont donc toujours en cavale. Aussi, sur les 23 présumés délinquants, 10 seront présentés devant le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Manga. Pour plus d’efficacité et pour mieux lutter contre la criminalité, la gendarmerie nationale a appelé les populations à plus de collaboration. Des numéros verts sont toujours disponibles à cet effet. Il s’agit entre autres du 16, le 80 00 11 45, le 17 et le 1010.

Burkina 24

Rédaction B24

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Il y a 1 commentaire

  1. je remercie beaucoup la gendarmerie suite à leur multiples aides à la population ,que dieu vous accompagne dans votre mission !
    J’ai été aussi victime d’une agression à main armée et vol de Moto (Scooter 155).Le problème a lieu dans 1Ojours comme ça (le Lundi surpassé ) dans la ville de Ouagadougou.j’ai fait la déclaration à Ouagadougou,mais depuis que j’ai appris l’arrêt de ses genre de malfrats du côté Pô ,je voulait savoir si on pouvait faire une vérifications ,et voir si on vas pas retrouver ma moto.

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