Burkina Faso : Un pas vers la numérisation de l’éducation

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L’ambassadeur de France au Burkina Luc Hallade et le Directeur général de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP), Roger Kaboré, ont signé une convention de FSPI le vendredi 10 juillet 2020 à Bobo-Dioulasso. Ce projet estimé à 100 000 Euros vise l’atteinte des Objectifs de développement durable intégré à travers la valorisation des capacités pédagogiques et professionnelles par les TIC.

C’est après une visite effectuée dans les différents bâtiments de la cour de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Bobo-Dioulasso que l’Ambassadeur de France au Burkina Faso Luc Hallade et le DG de l’ENEP Roger Kaboré ont procédé à la signature de la convention de FSPI « Construction d’un écosystème éducatif innovant ».

Selon l’Ambassadeur de France, c’est un projet qui consiste à la mise en place d’outils informatiques nécessaires à la vulgarisation de l’enseignement à distance dont l’utilité n’est plus à démontrer. Une opportunité qui, si elle était déjà fonctionnelle,  aurait d’ailleurs permis d’éviter la suspension des cours à cause de la maladie à coronavirus.

Ce projet, qui comprend trois volets principaux, consiste,  entre autres, à la mise en place de centres de langues de référence, aussi bien à la Direction des enseignements post primaire et secondaire qu’à l’Institut français. Il va alors contribuer à développer la capacité d’accueil en certification des langues.

« Une nouvelle manière d’apprendre »

« Mais ce qui me tient à cœur et qui est relativement nouveau, c’est que ce projet prenne en compte les élèves des écoles franco-arabes», se réjouit l’Ambassadeur pour qui « la langue française c’est notre langue à nous ».

 Selon le DG de l’ENEP, ce projet va opérer de grands changements dans notre système éducatif. « Non pas forcement par l’utilisation nouveaux modules, mais plutôt par une nouvelle manière d’apprendre. De sorte à dépasser le niveau de l’enseignement classique frontal pour un meilleur apprentissage des élèves », renchérit-il.

A termes, le projet dont le coût est estimé à 100 000 Euros devra former « 20 formateurs de Français, 70 formateurs de français à l’approche actionnelle, 3 200 élèves -maîtres des ENEP par promotion et l’ensemble des enseignants exerçant dans la région des Hauts-Bassins. Sans oublier les 200 élèves et acteurs des écoles franco-arabes.

Cette convention s’inscrit dans l’axe 4 des Objectifs de développement durable intégré (ODD4) qui prône « l’Accès à tous d’une éducation de qualité ». Elle fait également partie intégrante du « Plan pour la langue française » envisagée par le président de la république française Emmanuel Macron dans son « ambition pour la langue française et le plurilinguisme».

Un quota de 40% en faveur du genre

En plus de l’intégration des écoles franco-arabes, ce projet qui fait suite à un autre (intitulé« Environnement francophone au Burkina Faso ») s’est voulu plus inclusif et équitable à travers la prise en compte du genre.

D’où l’exigence d’un quota de 40% en faveur de l’autre moitié du ciel en lieu et place des chiffres actuels faisant état d’une seule femme sur 16  formateurs permanents dans le projet précèdent.  Et ce n’est pas tout. Le projet FSPI 2020-2021 dans sa diversité permet également de créer des contenus qui répondent aux questions de l’OOD5, c’est-à-dire, « l’Egalité des sexes et l’autonomisation des femmes ».

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso                                         

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

Il y a 1 commentaire

  1. ”UN PAS VERS LA NUMÉRISATION DE L’ÉDUCATION??” ”De sorte à dépasser le niveau de l’enseignement classique frontal pour un meilleur apprentissage des élèves »??? Un deuxième pas vers la victimisation de l’Éducation. Avec des formateurs en français pour pour recycler notre dépersonnalisation sous nos applaudissements. Qui a dit que le français est un substitut de l’éducation? Qu’est-ce que les colonies françaises retiennent de la France à part le bruit de langue et des guerres? Aucune créativité. Le président Emmanuel LARRON a des ambitions pour sa langue française; tandis que les récepteurs burkinabè, dans leur complexe d’infériorité, n’en ont aucune; avec une soixantaine de langues chez eux! Le ridicule est qu’ils consentent même au choix de valorisation de l’arabe sans aucune analyse. Pauvres robots!

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