Burkina Faso : Distribution gratuite de médicaments contre le paludisme

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La ministre de la santé, Pr Claudine Lougué, a donné le coup d’envoi de la campagne de distribution gratuite des médicaments contre le paludisme aux enfants de 36 à 59 mois ce lundi 13 juillet 2020 à Ziniaré, chef-lieu de la région du Plateau central.

Le lancement officiel de la campagne de distribution gratuite des médicaments contre le paludisme aux enfants âgés de 3 ans à 59 mois a lieu ce lundi 13 juillet 2020 à Ziniaré. Cette campagne s’étend sur une période de quatre mois et couvre tout le territoire national.

« Nous avons choisi cette cible là pour les surveiller, leur donner une prévention contre le paludisme. Et on sait également que c’est dans la saison pluvieuse qu’il y a beaucoup plus de moustiques. Nous avons choisi la période de juillet, août, septembre et octobre pour distribuer les médicaments qui vont protéger les enfants afin d’éviter la survenue de paludisme sévère », a fait noter Pr Claudine Lougué, ministre de la santé.

La ministre a salué la « bravoure » des agents de la santé. « C’est le lieu pour moi de remercier et de saluer la bravoure des agents de la santé qui, souvent au péril de leur vie, travaillent au quotidien pour améliorer la santé des populations », a-t-elle dit.

« Surtout quand on remarque que le corps de l’enfant est chaud… »

Elle a fait savoir qu’avant, les médicaments étaient remis aux parents afin qu’ils donnent aux enfants. Mais à cause du Covid-19, la stratégie a changé. « Nous avons utilisé des ustensiles individuels pour que les enfants aient leur dose », a-t-elle relevé.

Pour ce qui est de la distribution, la ministre de la santé a indiqué que deux stratégies sont mises en place. Il s’agit de la distribution fixe qui se fera dans les formations sanitaires. Et la stratégie avancée où les distributeurs se déplaceront de domicile à domicile.

Elle a également précisé que les enfants recevront trois doses par mois pendant cette période. La ministre a appelé les parents au respect de cette stratégie, qui selon elle, permet de conserver la santé des enfants.

« Et également amener les enfants à l’hôpital lorsqu’ils présentent un signe anormal. Surtout quand on remarque que le corps de l’enfant est chaud. Parce que laisser l’enfant longtemps avec la fièvre peut engendrer des lésions et compromettre la croissance de l’enfant et la participation de l’enfant au développement de sa nation », a souligné Pr Claudine Lougué.

« Le Covid-19 n’est pas encore parti »…

Revenant sur la pandémie de Covid-19, elle a appelé la population au respect des gestes barrières. Car a-t-elle dit, la maladie n’est pas encore partie. « Et surtout avec la réouverture prochaine des frontières, il faut que les gens reviennent à l’application des mesures barrières », a-t-elle conseillé.

Pour Laurent Moyenga, médecin épidémiologique, représentant des partenaires techniques et financiers, cette campagne permettra de réduire la morbidité et la mortalité liée au palu au niveau du Burkina.

Il a poursuivi que le paludisme constitue un réel problème de santé publique. « Le dernier rapport mondial que l’OMS a publié fait état de 28 millions de cas qui sont enregistrés chaque année dans le monde  et plus de 400 000 décès chaque année », a-t-il confié. Les partenaires de cette campagne sont, entre autres, l’OMS, l’UNICEF et l’USAID.

Willy SAGBE

Burkina 24

Rédaction B24

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