Examens scolaires : « Ça se passe dans un contexte particulier avec une succession de crises » (Pr Stanislas Ouaro)

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Le ministre en charge de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN) a procédé au lancement des examens scolaires à Banfora. Ainsi donc le Certificat d’Étude Primaire (CEP), le Brevet d’Étude du Premier Cycle (BEPC), le Brevet d’Étude Professionnelle  (BEP) et le Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) ont tous débuté ce mardi 14 juillet 2020.

Un accroissement du nombre de candidats en dépit des difficultés, c’est le constat fait par le ministre de l’éducation, le Pr Stanislas Ouaro. Selon ses propos, lesdites difficultés sont liées entre autres à la question sécuritaire, sanitaire et la fronde sociale. « Ça se passe dans un contexte particulier avec une succession de crises. Malgré tout, nous avons connu un accroissement moyen de 5 à 6% en termes de nombre de candidats », a indiqué le ministre de l’éducation.

Pour cette première journée des épreuves, tout se passe bien de l’avis du ministre. Son souhait est alors de voir cette quiétude régner durant toute la période des examens. Et ce, afin de permettre une bonne session. Un autre motif de satisfaction est le pourcentage de filles au niveau du primaire. Selon les propos du Pr Stanislas Ouaro, elles occupent plus de 54% des candidats pour les examens. Même taux pour les candidatures au niveau du BEPC.

Le Covid-19 a également provoqué des troubles au niveau du calendrier pédagogique et des examens. « Malgré tout, on a repris le 1er juin et ils (les candidats) se sont bien préparés. Pour ceux du primaire, ils ont terminé les programmes et ils ont bien révisé. Je crois que c’est la même chose un peu partout », a souligné le Pr Stanislas Ouaro.

«Un accroissement moyen de 5 à 6% en termes de nombre de candidats »

« Tout le monde compose »

Sur la situation sécuritaire très préoccupante dans certaines localités, le chef du département en charge de l’alphabétisation a donné la ligne de conduite suivie par son ministère. « Pour la plupart des zones difficiles, les élèves ont été déplacés dans des sites plus sécurisés », a-t-il déclaré. Pour la session de 2020, il n’y a pas de « session de regroupement » comme ce qui se faisait lors des sessions précédentes. « Nous avons anticipé cette fois-ci de façon à ce que la plupart de ces élèves composent dans des zones sécurisées. Ils ont été regroupés  à temps », a ajouté le Pr Stanislas Ouaro.

« Tout le monde compose » donc pour cette session qui a nécessité la mobilisation de plus de 15 milliards de francs CFA pour l’organisation. 446 138 élèves sont en lice pour l’obtention du CEP, 317 995 pour le BEPC et 15 409 pour le BEP et le CAP. Sur les épreuves déjà administrées, le ministre a salué la pertinence des sujets. Une manière selon lui de forger des valeurs dès le bas âge des élèves. « C’est important pour nous dans le contexte où nous sommes. Où des valeurs se perdent », a exprimé le Pr Ouaro.

Les mots du ministre à l’endroit des candidats sont ceux d’encouragement. Il les invite également à observer une rigueur et une intégrité dans le travail. Même conseil administré aux membres des jurys. En guise d’information, le sujet de l’épreuve de la rédaction au CEP était de dire quel métier ils souhaiteraient faire quand-ils seront grands et de justifier. Le titre de la dictée pour le BEPC était « le devoir du fils ».

Basile SAMA

Burkina 24

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