Bonne gouvernance au Burkina : Des journalistes s’outillent en la matière

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L’Initiative des Journalistes pour le Traitement de l’Information Parlementaire (IJIP) a initié une formation des journalistes sur le thème « Contribution des corps de contrôle à l’encrage de la bonne gouvernance publique et de la démocratie burkinabè ». Organisée avec l’accompagnement de l’assemblée nationale, la session de formation se tient du 21 au 24 juillet 2020 à Koudougou.

Le bien-fondé de la formation réside dans le fait que « les journalistes sont des intermédiaires efficaces entre le public et les représentants qu’ils ont envoyés à l‘Assemblée nationale ». Partant de là, renforcer leurs capacités afin de les outiller pour mener à bien la mission de relais est la bienvenue. Selon les propos du directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Dr Émile Pierre Baziémo, les journalistes doivent « manipuler avec exactitude les formules parlementaires ».

Les finances publiques doivent être soumises à des contrôles rigoureux afin d’aboutir à une bonne gouvernance. Au niveau du Burkina Faso, trois principaux acteurs sont habilités à faire ce contrôle de la gestion de la chose publique. En première position, il y a le contrôle juridictionnel de la cour de comptes. Selon les formateurs, ce contrôle est le plus important et paradoxalement le moins valorisé. Elle devrait pourtant  être en premier lieu dans le contrôle de la bonne gouvernance.

Le contrôle de l’assemblée nationale

Ensuite, il y a le contrôle politique de l’Assemblée nationale. La représentation nationale joue un rôle très important dans le contrôle des finances publiques et partant de là, celui de la bonne gouvernance en général. Sur cet aspect, Émile Pierre Baziémo estime que « contrôler l’action du gouvernement est une des missions essentielles et régaliennes de l’Assemblée nationale ». Un rôle que les élus nationaux s’attèlent à jouer pleinement selon les dires du directeur de cabinet du président de l’assemblée.

Enfin, il y a le contrôle administratif exercé par l’Autorité Supérieure de Contrôle d’État et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC). Le plus en vue au Burkina Faso, le contrôle de l’ASCE-LC occupe aussi une place importante aux yeux des Burkinabè. Il est à l’origine de plusieurs dossiers, dont celui de l’ancien ministre de la défense Jean-Claude Bouda, traduits devant les juridictions du pays.

Les finalités de ces contrôles des finances publiques sont, entre autres, d’assurer une utilisation justifiée et juste des ressources allouées aux responsables de programme, d’apprécier le niveau d’atteinte des résultats des politiques publiques et des programmes afin de les évaluer. Aussi, ces contrôles visent à assurer une efficacité du système de contrôle interne.

Du côté de l’Assemblée nationale, on rassure que l’accompagnement des journalistes sera maintenu. Et ce, afin de permettre aux professionnels des médias de s’approprier toutes les notions nécessaires pour un bon traitement de l’information parlementaire.

Basile SAMA

Burkina 24



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