Réouverture des frontières aériennes : « Celui qui voyage assume les conséquences de son acte de voyager» Remis Fulgance Dandjinou

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Le ministre de la communication Remis Dandjinou a annoncé ce mardi 28 juillet 2020 la réouverture des frontières aériennes à partir du 1er août 2020. Il a aussi lancé un challenge aux professionnels des médias. Ses collègues des transports et de la santé ont également apporté des éléments de réponses sur les mesures prises par le gouvernement pour la réouverture des frontières.

Le 1er août à partir de 00 heure, les frontières aériennes seront ouvertes. Mais cette ouverture se fera dans le strict respect des mesures sanitaires. A cet effet, le ministre de la santé, le Pr Claudine Lougué a indiqué que des mesures spécifiques ont été ajoutées. Ainsi, pour voyager (sortir ou rentrer du territoire burkinabè), il faut présenter un test négatif du Covid-19 d’au plus cinq jours. Aussi, les différentes compagnies qui desservent « Le pays des Hommes intègres » doivent prendre  des dispositions pratiques.

Cependant, le nombre de voyageurs ne connaîtra pas d’impact. « Si toutes les conditions sont réunies, le Covid-19 ne devra pas pouvoir se propager dans l’avion », a expliqué Vinent Dabilgou, le ministre des transports. Selon ses propos, l’air conditionné et le respect des consignes sanitaires (port du masque, utilisation des gels hydro alcoolique) devront offrir un cadre de voyage sain à l’intérieur des avions.

Les autorités veulent donc ouvrir les frontières aériennes mais de « manière responsable». « Nous devons montrer que nous sommes un aéroport digne avec des masques homologués », a déclaré Vincent Dabilgou. C’est à travers « une concertation sous régionale et internationale » que les dispositions ont été prises pour cette réouverture. De ce fait, « les avions vont être remplis comme avant ». Mais à chaque voyage, les avions seront nettoyés pour éliminer les potentiels germes du virus.

« Dès le parking, vous allez sentir que les choses vont changer. Vous verrez que les gens ont des masques et des gants. A l’aéroport, c’est un dispositif international. Le masque qu’on demande là-bas, ça doit être un masque homologué.  Avec la coopération chinoise, nous avons pu avoir un appareil qui peut identifier ceux qui ont des températures au-dessus de la normale et ça permet déjà de filtrer. Le combat que nous faisons c’est de pouvoir gagner la bataille économique et ne pas baisser les mains face à ce virus. Les avions seront mieux traités »

Vincent Dabilgou

Et si d’aventure, des cas de Covid-19 sont décelés, d’autres dispositions vont s’appliquer. « Celui qui voyage assume les conséquences de son acte de voyager», a déclaré le ministre de la communication. Tout voyageur qui entre sur le territoire burkinabè sans test négatif devra alors assumer les conséquences de ses actes en se prenant en charge pour la mise en quarantaine. « Les soins sont gratuits », a relevé le Pr Claudine Lougué.

Pour les voyageurs en transit, le ministre de la santé a indiqué qu’ils seront mis en quarantaine et sous surveillance policière et reconduits pour le départ toujours sous surveillance policière si la durée du séjour n’excède pas 48 heures. Au-delà de ça, les mêmes conditions seront appliquées. « On va retirer ses documents d’identification, il va se soumettre au test à ses frais et il va être confiné à l’hôtel en attendant », dit-elle.

Les frais à la charge du malade sont donc seulement les frais d’hébergement dans un hôtel partenaire du ministère de la santé. « On va montrer la liste des hôtels qui acceptent accueillir les patients pour la quarantaine et c’est à lui de faire son choix en fonction du standing », a expliqué le ministre de la santé. Le test Covid-19 est donc devenu comme « une carte d’identité » pour voyager actuellement.

Le ministre de la communication a pour sa part invité les journalistes à lancer un nouveau challenge. « Je vous invite à faire un challenge “je porte mon masque”. Chacun poste sa photo avec son masque sur sa page», a souhaité Remis Fulgance Dandjinou.

Le ministre des transports s’est aussi félicité de la bonne gestion par les autorités burkinabè de la pandémie du Covid-19. Sur une possible réouverture des frontières terrestres, Vincent Dabilgou a souligné que les difficultés sont encore plus énormes qu’au niveau des aéroports. Les voyageurs devront alors visiter le site du ministère de la santé afin de se mettre au parfum des conditions nécessaires.

Basile SAMA

Burkina 24

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