Burkina Faso : La religion traditionnelle intègre l’Observatoire national des faits religieux

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Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale, le décret n°2015-985/PRES/TRANS/PM/MATD/MEF du 17 août 2015 portant création, composition, attributions et fonctionnement de l’Observatoire national des faits religieux (ONAFAR) a été modifié en Conseil des ministres du jeudi 6 août 2020.

Ce décret modificatif pris par le gouvernement burkinabè vise la prise en compte de la religion traditionnelle, la révision du mandat des membres du bureau de l’Observatoire national des faits religieux (ONAFAR) et de ses membres représentants ainsi que la prise en compte des points focaux régionaux.

L’adoption de ce décret permet à l’ONAFAR de disposer de textes plus adaptés afin d’accomplir efficacement ses missions. L’ONAFAR est composé de 20 points focaux et de dix membres représentants les communautés musulmanes, les églises et missions protestantes, les communautés catholiques, le ministère en charge de la décentralisation et le Conseil supérieur de la communication.

L’ONAFAR a pour mission principale de promouvoir le dialogue inter-religieux, de prévenir et gérer les conflits à caractère religieux.

En rappel, le quatrième recensement général de la population et de l’habitation du Burkina Faso a été réalisé sur le terrain au mois de décembre 2006. Il a recensé 60,5 % de musulmans, 23,2 % de chrétiens (19 % de catholiques et 4,2 % de protestants), 15,3 % d’animistes, 0,6 % d’autres religions et 0,4 % de sans religion.

Une estimation de 2010 de la Central Intelligence Agency donnait 62,5 % de musulmans, 23,2 % de catholiques, 7,8 % de pratiquants des religions traditionnelles ou de l’animisme, et 6,5 % de protestants.


Photo : 100piedaterre.fr

Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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