Accord de Paris sur le climat : Le Burkina se prépare à réviser son document d’engagement

Pour une Contribution Déterminée au niveau National (CDN), document national d’engagement en termes d’efforts pour la réduction d’émission des gaz à effet de serre, qui prend en compte le genre et la participation des ONG, il est organisé avec l’appui technique de l’institut mondial de la croissance verte (Global Green Growth Institut GGGI en anglais) du 11 au 13 Août 2020 à Koubri, un atelier de renforcement de capacités des représentants des ministères sectoriels en genre et changements climatiques.  

Le Burkina Faso veut se lancer dans la révision pour le quinquennat à venir de sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN), document dans lequel sont traduits, conformément aux accords de Paris sur le climat, les engagements du pays en matière d’efforts pour la réduction d’émission des gaz à effet de serre.

La question majeure dont il faut tenir compte dans le processus de révision de ce document d’engagement, c’est l’intégration du genre dans les plans sectoriels et dans l’élaboration de la CDN.

D’où cet atelier de formation des cadres des ministères et des acteurs qui vont participer au processus de révision de ce document de contribution déterminée au niveau national afin de leur donner les outils nécessaires de compréhension du genre et de la nécessité de l’intégrer dans l’élaboration des documents.

 

« Dans le cadre de la mise en œuvre des actions de lutte contre le changement climatique, la question du genre est essentielle », dira Lamine Ouédraogo, chargé de programme à l’institut mondial de la croissance verte, bureau du Burkina. « C’est souvent une conditionnalité même pour le financement des projets programmes qui s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre ce changement climatique. Donc si vous occultez cet aspect, vous vous retrouvez avec un document d’engagement qui n’intègre pas l’ensemble des éléments qui devaient faire partie d’un document d’engagement », a-t-il expliqué.

A contrario, ajoute-t-il, «si ces aspects sont pris en compte, c’est une révolution par rapport à l’ancienne. La nouvelle CDN va prendre en compte  la préoccupation des femmes et des hommes dans le cadre de la lutte contre le changement climatique ».

Mieux, « cela positionne le Burkina au niveau international comme un Etat qui met en œuvre ses engagements par rapport à la question de la prise en compte du genre dans la formulation des documents de politiques », affirme toujours le coordonnateur.

Des cadres et représentants de neuf (9) ministères et organisations sont concernés et pour cette première vague de formation, ils viennent des 5 ministères notamment les ministères de l’agriculture, de l’énergie, les transports, l’environnement, des ressources en eau, des ressources animales.

Palm Zologué Emma, au ministère de l’eau et de l’assainissement, se réjouit déjà de cette formation qui lui permet d’acquérir des connaissances et des compétences en genre et la nécessité de l’intégration de ce concept dans les plans sectoriels de son ministère.

« C’est à travers cette participation, dit-elle, que nous pouvons faire prendre en compte nos besoins, nos problèmes, nos spécificités en lien à notre condition de femme, notre cadre de travail et en lien avec nos compétences. Elle nous permettra désormais de voir qu’est-ce que je peux faire dans le secteur de l’eau comme contribution pour que le genre soit vraiment pris en compte ».



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