Arts et culture au Burkina Faso : Abdoul Karim dresse son bilan

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Le ministre de la culture, des arts et du tourisme, Abdoul Karim Sango a dressé son bilan de l’année en cours ce jeudi 10 septembre 2020 à Ouagadougou. En termes d’appui aux acteurs culturels, le ministre se satisfait des actions du BBDA et du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT). Plusieurs actions de promotion de la culture et du tourisme sont aussi relevées.

Les huit mois de l’année ont été une période ” éprouvante” pour le secteur, dès la fin du premier trimestre, par la maladie à Coronavirus. Et pour accompagner les initiatives des artistes dans la lutte contre cette maladie, ce sont près de 60  millions de F CFA que le ministère de la culture a débloqués.

La reprise « timide » des activités dans le secteur a permis dans le cadre de la protection et la valorisation du patrimoine culturel, de procéder à l’inscription de 22 446 biens dans les registres d’inventaire des Musées sur une prévision cumulée de 32 000 biens, soit un taux de réalisation physique de 70%.

On note l’effectivité de l’enseignement de modules culturels et artistiques dans 220 classes d’établissements pilotes soit un taux de réalisation physique de 100%.

En renforcement à l’enseignement artistique, l’Institut national de formation artistique et culturelle (INAFAC) a bénéficié de la construction d’un bâtiment supplémentaire  de 80 salles de classe.

L’autre investissement structurant concerne la poursuite de la construction d’ateliers au Musée National pour le transfert du Centre National d’Artisanat d’Art (CNAA).

Pour redynamiser le tourisme interne, le chef du département a entrepris  de relancer le projet « Connais-tu ton beau pays ? », à mettre en place le projet Enfant Tourisme et Environnement « Camp ETE », à élaborer la cartographie des sites touristiques, éditée et diffusée des cartes touristiques, et de créer une plateforme numérique des sites touristiques dénommée « Umap ».

Pour l’attraction touristique, des travaux de rénovation et d’aménagements sur des sites ont été entrepris sur le site de sculptures sur granite de Laongo pour un coût total de 28 464 250 F CFA, le relais touristique de Boromo (317 107 046 F CFA), les sites de Sindou et de Karfiguela, les campements touristiques de Gorom, de Kompienga.

Une réduction de 25 % des tarifs hôteliers est faite pendant la période des grandes vacances et à la TVA revue à la baisse, de 18% à 10% au profit des hôtels et des restaurants.

Toujours sous la coupe de Karim Sango, le secteur de la culture a bénéficié un programme dénommé : «Programme d’appui aux industries créatives et à la gouvernance de culture (PAIC GC) » sur financement du 11ème fonds européen de développement (FED) à hauteur de 16 714 000 Euros pour 5 ans.

En termes d’appui aux acteurs culturels, deux structures donnent satisfaction au ministre.  Le Bureau burkinabè des droits d’auteur (BBDA) du fait de l’augmentation continue des collectes.

A août 2020, ce sont plus de 721 millions de F CFA qui ont déjà été répartis aux membres contre environ 450 millions de F CFA, chaque an sur la période de 2014 à 2016.

Les Burkinabè “veulent se découvrir et mieux se connaître”

Des innovations sont à noter telle la mise en place d’un Fonds d’Aide aux Membres âgés (AMA) avec 200 bénéficiaires pour l’année en cours et l’institution de droits d’auteur pour la presse écrite.

Quant au Fonds de développement culturel et touristique (FDCT), pour 2020 plus de 90 millions de F CFA ont été octroyés pour la subvention des projets.

Le FDCT a aussi accordé aux promoteurs culturels et touristiques un montant global de 1 201 748 643 F CFA au titre des prêts dont le taux de recouvrement, selon les prévisions, à la date du 30 juin 2020, était de 70,69%.

Le contexte du pays a suscité aussi des réflexions sur la contribution de la culture à la lutte contre l’extrémisme violent qui ont abouti une feuille de route diffusée dans 12 régions du pays.

Des propos du ministre, on peut lire que «le sentiment général est que les Burkinabè, en général, et la jeunesse en particulier s’ignorent. Ce qui est réconfortant, par contre, c’est qu’ils veulent se découvrir et mieux se connaître. Ceci est sans doute une garantie pour consolider les bases de notre nation, renforcer la cohésion sociale et lutter efficacement contre l’extrémisme violent ».

Toujours dans le cadre de la contribution à la valorisation de l’identité culturelle burkinabè et au renforcement de la cohésion sociale,  la relance de l’Institut des peuples noirs (IPN) est enfin en bonne voie avec l’adoption le 6 août dernier d’un décret portant création du secrétariat technique.

Le gouvernement a adopté, le 6 août dernier, un décret portant organisation du ministère qui crée le secrétariat technique de l’Institut des peuples des noirs (ST-IPN).

Et le ministre de dire à ce propos que «la mission de ce secrétariat technique est très claire. Il doit travailler à relancer l’IPN, dans un contexte qui est nouveau, mais avec la persistance des problématiques d’existence de l’homme noir. C’est pourquoi l’ensemble de ses activités devra conduire à la recontextualisation de l’IPN ».

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