Burkina : Le Conseil Economique et Social se penche sur la mobilisation des ressources endogènes

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Le Conseil Economique et Social  (CES) a organisé ce  mardi 22 septembre 2020 sa deuxième session ordinaire de l’année 2020. Cette session se tient autour du thème « Stratégie de mobilisation des ressources  endogènes pour un développement durable au Burkina Faso : Etats des lieux et perspectives ».

L’atteinte des objectifs  de développement selon les aspirations des populations et la vision des pouvoirs publics  constituent les enjeux de la mobilisation des ressources endogènes pour le Burkina Faso.  Mais, chaque année, ce sont en moyenne 100 milliards de francs CFA  qui échappent aux filets des services des impôts.

Cette mauvaise performance dans la mobilisation des ressources financières est imputable à la fraude fiscale qui connait des allures inquiétantes. C’est pourquoi le Conseil Economique et Social (CES) s’est réuni pour étudier les aspects de la gouvernance économique et financière et trouver des solutions.

Les conseillers réunis pour échanger et trouver des solutions pour la mobilisation des ressources endogènes

Selon Dr Moïse Napon, président du CES, le développement ne vient pas de l’extérieur. « On ne peut pas s’attendre à être développés si nos regards sont fixés sur les moyens de l’extérieur. Tout développement devrait commencer par être un développement endogène. On devait se baser sur nos propres moyens, sur nos ressources, sur nos capacités à développer notre pays  et nous pensons qu’il faut vraiment faire un effort pour que toutes les ressources qui sont disponibles dans notre pays soient utilisées…

Nous ne voulons pas être toujours dépendants. Nous voulons certainement contribuer en tant que pays à l’économie générale mais cela se fait quand nous mêmes nous commençons à tirer notre économie par nos propres moyens », a-t-il affirmé.

« Plusieurs choses sont bloquées parce qu’il manque de l’investissement »

Il s’agit pour les 90 conseillers du CES  d’identifier au cours de leurs travaux, les insuffisances ou les goulots d’étranglement afin de proposer  des solutions novatrices des actions en cours. « Parfois nous pensons à nous-mêmes mais nous ne pensons pas à l’ensemble. C’est pourquoi nous voulons attirer l’attention que c’est très important que nous mettions en commun ce que nous avons comme ressources, ce que nous avons localement. Nous pensons qu’il y a encore des niches ou nous pouvons chercher les ressources pour que notre pays puisse se développer», a rappelé Dr Napon.

Ces niches sont, entre autres, les impôts et les secteurs de l’informel.  A en croire le premier responsable du CES,  il y a des  secteurs  qui  ne payent  pas les impôts ou qui ne contribuent pas.

« Le secteur informel c’est un domaine très très vaste au Burkina, un domaine où on peut contribuer. L’or que nous avons  ne profite pas comme il se doit parce que ça échappe parfois à l’imposition. Plusieurs choses sont bloquées parce qu’il manque de l’investissement et on oblige le gouvernement à courir de droite à gauche pour aller chercher les investissements alors que nous mêmes nous pouvons fournir beaucoup de choses que nous gardons égoïstement. Et parfois, on s’en va investir ailleurs. C’est pour ça, nous encourageons les Burkinabè à être responsables de leur pays », a-t-il soutenu.

La 2e  session du Conseil Economique et Social se tient du 22 septembre au 19 octobre 2020. Les travaux se dérouleront sous forme de panels et d’échanges d’idées.

Alice Suglimani THIOMBIANO

Burkina 24

 

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