Burkina Faso : Le Réseau Afrique jeunesse interroge la contribution des mines au développement local

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Le Réseau Afrique jeunesse a organisé ce jeudi 24 septembre 2020 un symposium national sur la contribution des mines au développement local du Burkina Faso. Cette  session avait pour objectif de rassembler les idées des différentes parties prenantes sur les questions sécuritaires et sanitaires que connait le Burkina Faso.

La situation sécuritaire que traverse le Burkina Faso depuis  près de 5 ans et celle sanitaire liée à la pandémie Covid-19 ont amené les acteurs du secteur minier à se réunir autour  d’une même table pour en discuter afin de permettre aux comités locaux, communaux, régionaux et nationaux d’être outillés.

La question du fonds minier a été abordée au cours de ces échanges. Ce fonds financé à 80 % par les miniers et à 20 % par l’Etat Burkinabè est affecté au financement des plans régionaux et communaux de développement.

Le coordonnateur du Réseau Afrique jeunesse,  Daniel Da Hien a confié que cette rencontre a permis de clarifier la situation aux participants et de faire des suggestions à l’Etat. L’insécurité, a-t-il poursuivi, joue énormément sur l’activité minière et sur la sécurité des zones minières.

« Ce sont des espaces fragiles. Nous avons eu l’occasion de les écouter et de savoir qu’ils ont mis des dispositifs en place très bien adaptés pour le moment », a-t-il dit.

Les stratégies mises en place

En ce qui concerne le Covid-19, Daniel Da Hien a soutenu que les stratégies convainquent « énormément ». Il a relevé que ces échanges ont permis de dégager les zones d’ombre sur le secteur minier qu’on accusait de contribuer à la propagation du virus.

« Le dispositif qui est pris, je pense que l’Etat devrait s’en inspirer. Nous, nous allons interpeller (…) qui travaille avec au moins 50 personnes dans son entreprise de suivre la voie des miniers sur la sécurisation face au Covid-19 », a-t-il ajouté.

Le fonds minier

Pour le maire de la commune de Yalgo et président du réseau national des maires des communes minières du Burkina Faso, Issaka Yaméogo, qui réagissait sur le fonds minier, il a indiqué que ce fonds contribue au développement local et « surtout avec les secteurs structurants ».

Il a laissé entendre que cette activité a permis aux maires des communes abritant des sites miniers d’avoir une large maîtrise sur les différents secteurs qui étaient des soucis pour eux par rapport aux « projets prioritaires » qu’ils avaient à la base.

« Je pense qu’en sortant d’ici, chaque maire pourrait avec son conseil municipal et l’ensemble de tous les acteurs au niveau local investir ce fonds dans les secteurs les plus importants et les plus prioritaires de nos collectivités », a-t-il confié.

En rappel, de 2017 à 2020, c’est environ 51 milliards de F CFA qui ont été mobilisés et transférés aux différentes collectivités.

Willy SAGBE

Burkina 24

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